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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 15:51
Né à Belfort, dans cette région de l'Est si froide l'hiver, mais dont les coeurs sont bien souvent très chauds, tout gamin je me suis pris de passion pour le club de football local, le FC Sochaux-Montbéliard.

A 13 ans, je prenais le bus devant l'Abattoir de Belfort (aujourd'hui disparu) pour aller au Stade Bonal.  La place de "Populaire" coûtait alors, en 1975, 7 francs...

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Cà fait 70 ans que ce vieux club, l'un des premiers "pros" en France, n'a pas gagné la Coupe de France. Cette année, le parcours est irréprochable ! Saint-Etienne, Monaco, le PSG sont tombés sous nos griffes ! Les parisiens sont les derniers en date, la semaine dernière, suite à deux superbes buts d'Isabey et de Dayano.

En demi, on rencontre le petit club de Montceau les Mines. La finale nous tend les bras, mais attention ! Lens et Bordeaux, deux cadors de la L1, sont déjà tombés en Bourgogne !
Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /2007 14:41
Né à Belfort, dans cette région de l'Est si froide l'hiver, mais dont les coeurs sont bien souvent très chauds, tout gamin je me suis pris de passion pour le club de football local, le FC Sochaux-Montbéliard.

A 13 ans, je prenais le bus devant l'Abattoir de Belfort (aujourd'hui disparu) pour aller au Stade Bonat.  La place de "Populaire" coûtait alors, en 1975, 7 francs...

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Bravo aux Sochaliens. Cette équipe que je soutiens depuis l'enfance est une valeur sûre et stable du foot français. Loin des errements du PSG, des unes médiatiques de l'OM, des budgets faramineux de l'OL, Sochaux, Auxerre, Lens et Nantes, sont avant tout des clubs formateurs. A chaque génération, ils révèlent 2 ou 3 futurs internationaux.
 
Quand un nouveau joueur arrive en Franche-Comté, on lui fait visiter les usines Peugeot. Au milieu de ces usines est situé le stade Bonal. C'est une manière de rappeler que c'est aussi  pour toute cette population de l'Est de la France qu'il va courrir sur le terrain.

Modestement, avec sérieux, ces clubs sont l'honneur du foot français.


Hier soir, les sochaliens se sont qualifiés pour la finale de la coupe de France en battant les  valeureux amateurs de Montceau les mines par 2 à 0. 70 ans après leur dernier succès en coupe en 1937, le club qui compte le plus de matchs en ligue 1 aura donc l'occasion de rajouter une ligne à son palmarès. Le 12 Mai je serais donc au Stade de France pour les encourager avec quelques amis supporters de toujours du FCSM. Cette soirée comme toutes les finales de coupe de France sera présidée par le Président de la République... la dernière apparition de Chirac? La première du nouveau ou plutôt de la nouvelle Présidente de la République?  Affaire à suivre dès dimanche...
Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /2007 09:49

70 ans après son dernier succès le FC Sochaux, club de foot que je soutiens depuis mon plus jeune âge, va disputer une finale de Coupe de France l'un des 3 trophées majeurs du foot français.

Sochaux, c'est un club un peu à part.

D'abord l'un des plus grands formateurs de jeunes comme Auxerre ou Nantes. Régulièrement des gamins qui n'ont pas 20 ans sont lancés dans le grand bain de la ligue 1.

Ensuite, la rubrique des faits divers n'ait pas une habitude maison contrairement à d'autres qui rythment leur présence dans les médias à coup de limogeage d'entraineur, de rachat du club par des magnats-milliardaires, ou de recrutement de joueurs dans des conditions qui posent question.

Du coup, Sochaux est un club dont on ne parle que très peu, qui ne fait pas de papier sauf quand il réalise un bon parcours sportif , comme c'est le cas cette année.  Ce club commence à disposer de moyens importants car il se construit progressivement, mais sans aucun rapport avec les budgets pharaoniques de certains clubs français.

Du coup les grands médias "votent" ce soir pour l'OM car ils cauchemardent à l'idée que Sochaux se qualifie ce soir en Coupe d'europe par une victoire. Ils pensent déjà à l'audimat lors des soirées européennes de l'automne...

Alors oui, si le club gagne ce soir, ce serait un beau message à tout ceux qui aiment le beau jeu et qui pensent que l'argent ne fait pas tout, qu'il ne suffit pas d'acheter les plus grands joueurs à coup de plusieurs millions d'Euros, que le "foot business" s'éloigne un peu trop de l'éthique de ce beau sport, le plus pratiqué en France.

Et puis pour cette région ou je suis né, la Franche-Comté, du coté de Belfort et Montbéliard, 70 ans après, la joie serait immense...

 

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Dimanche 13 mai 2007 7 13 /05 /2007 10:43

Ce n'était pas une grande finale mais incontestablement une belle finale pleine de suspense, haletante, terrible.

 

La Coupe de France a fini par se donner à ceux qui la voulaient le plus, les sochaliens.

 

Côté Marseille un futur très grand joueur, Samir NASRI; un buteur opportuniste qui a cru à 2 reprises avoir fait la différence, Djibril CISSE; une grande décéption, Franck RIBERY; et collectivement une équipe fatiguée qui suite aux 2 buts marqués pensaient que celà suffirait pour battre les sochaliens.

 

Côté Sochaux un ancien du PSG et de l'OM étincelant et décisif, Jérôme LEROY; un organisateur qui promet beaucoup, Karim ZIANI; un grand gardien décisif qui aurait mérité que son parcours croise celui de l'équipe de France, Teddy RICHERT; et collectivement une équipe qui ne lâche rien; qui repart à l'attaque et revient au score après chaque but.

 

Dans ce stade ou près des deux tiers des spectateurs étaient marseillais avec une chaude ambiance à chaque fois que l'OM a marqué, j'ai passé une excellente soirée même si je trouve dommage qu'une coupe soit gagnée après une séance de tirs au but qui reste une loterie dans laquelle les sochaliens étaient les plus affamés.

 

Les finales de Coupe de France sont souvent des matchs décevants, ce n'était pas le cas hier-soir.

 
Bravo aux 2 équipes et pour Sochaux...2 nouvelles lignes au palmarès, car ce club justifiant sa réputation de club pour les jeunes et formateur a gagné hier-soir, juste avant la finale, au stade de France en match d'ouverture, la coupe Gambardella, la coupe des moins de 18 ANS sur le score de 2à2, 5 tirs au but à 4...ça vous rappelle rien?

 

Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /2008 14:03
Samedi 19 mars se jouait au Stade de France la finale de la Coupe de la Ligue opposant le RC Lens et le Paris-Saint-Germain. Pour les amateurs de football, l'affiche semblait prometteuse, mettant aux prises deux clubs mal classés en championnat et d'autant plus désireux de remporter un trophée.

Et pourtant une fois de plus la fête sportive a été gâchée, reléguée au second plan par les agissements lamentables d'une poignée de supporters parisiens. Leur comportement désolant a consisté samedi soir à déployer sur une vingtaine de mètres une banderole insultante à l'encontre des Ch'tis de Lens et du Nord ...


Je reste stupéfait devant tant de méchanceté, tant de haine affichée, tant d'imbécillité, au fond. Et ce à l'heure même où la France entière redécouvre, dans les salles obscures, le Nord sous un jour lumineux, grâce au film populaire et touchant de Dany Boon.


Reste qu'il fallait sans doute malheureusement s'attendre à ce qu'un problème survienne dès lors que le PSG était invité à la fête. C'est triste à dire mais ce dernier scandale ne fait que prendre la suite d'une longue série en cours. Il renvoie à l'incapacité chronique du Paris-Saint Germain à gérer ses ultras, à nouer avec eux une relation productive et préventive, en dépit de la répétition des incidents en tous genres. Ces ultras hors de contrôle ne soutiennent pas leur équipe ou leur ville. Au contraire ils leur font honte.


J'ai toujours estimé qu'un grand club est une nécessité et un atout pour la capitale. Pourtant, je commence aujourd'hui à me demander s'il ne serait pas meilleur que le PSG descende prochainement en Ligue 2 pour se remettre enfin en question et prendre le temps de se reconstruire de fond en comble. Pour retrouver, surtout, une culture de club, une culture sportive, dans laquelle le stade représente un lieu de convivialité et de plaisir et non un lieu où se déploient les haines, les frustrations et la bêtise.
A la manière de Lens, peut-être, et de son public chaleureux dont les chants de fierté contrastaient avec la banderole de la honte des ultras parisiens.


Ah... et pour finir, notons que Paris a gagné et soulevé la coupe. Mais notons-le en passant, car en 90 minutes, ses supporters sont parvenus à rendre ce succès sans saveur...


BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
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Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 10:07
Au cours du mois de mai à venir se joueront les demi-finales et la finale d'une Coupe de France qui a cette année 90 ans.

La belle histoire de cette Coupe qui mêle clubs professionnels et amateurs s'est en effet ouverte en 1917-1918, en pleine première guerre mondiale. Son sous-titre était alors le Challenge Charles Simon, du nom du Président-Fondateur du Comité Français Inter-fédéral (ex FFF), tombé au champ d'honneur en 1915.

C'est un plaisir pour moi que de rendre hommage, à l'occasion de ces 90 ans, au premier club à avoir inscrit son nom au palmarès de la Coupe : l'Olympique de Pantin.

Et oui, beaucoup ne le savent sans doute pas mais parmi les 48 clubs inscrits, c'est bien Pantin qui remporta la finale face au Football Club de Lyon, au terme d'un match généreux en buts, puisque les Pantinois l'emportèrent 3-0. Victoire historique pour la ville qui ne fut jamais rééditée.

Je ne doute pas que les protagonistes des phases finales de l'édition 2008 sauront faire honneur à la longue histoire de la Coupe, en proposant un spectacle de qualité à leur public, comme le firent en 1918 les 11 premiers lauréats, dont voici, en hommage, les noms :

René DECOUX - Van ROEY, LAMBRECHTS - VANSTECK, Charles OLIVAN, Julien LINA - Jules DEVASQUEZ, Paul LANDAUER, Louis DARQUES, A. FIEVET, Henri DELOUYS.

BK

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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 13:03
Alors ça y est l'Euro est lancé, pour le plus grand plaisir de tous les amateurs de football, catégorie importante de la population française à laquelle j'avoue appartenir.
L'équipe de France a disputé hier soir son premier match, contre la Roumanie. Mais au terme de cette  rencontre soporifique, conclu par un match nul vierge en buts, la qualification n'est pas dans la poche, c'est le moins que l'on puisse dire.

Les Roumains étaient visiblement satisfaits du match nul qu'ils ont tout fait pour obtenir. Ralentissant le jeu, ne se livrant pas et défendant à dix, ils ne risquaient pas d'inscrire un but à des Bleus incapables d'emballer le match. L'équipe de France n'a au final pu placer qu'un seul tir cadré... à la 57ème minute !

Cette incapacité à accélérer, à percuter, à dynamiser le jeu m'a laissé un peu perplexe. Certes les Roumains n'ont pas vraiment joué le jeu, certes les beaux matchs demandent la participation de deux équipes.
Mais enfin, pour pouvoir prétendre gagner une compétition comme l'Euro, déjouer ce type de piège serait rassurant. Sinon place aux soucis, en particulier dans une poule au niveau aussi relevé, puisque la France se frottera dans les prochains jours aux Pays-Bas et à l'Italie. Hier soir, les Bleus sont passés à côté de ce qui pouvait apparaître avant coup comme l'opportunité la plus aisée de prendre trois points et une option sur la qualification.

Peut-être la chaleur était-elle en cause, le match débutant à 18h ... Auquel cas j'espère que la fraîcheur sera au rendez-vous vendredi soir quand il s'agira d'affronter des Néerlandais qui ont semblé, eux, très en jambes, infligeant un cinglant 3-0 aux champions du monde italiens, dans un match autrement plus excitant ...

Mais il sera sûrement nécessaire de proposer davantage, d'engager plus de joueurs dans l'animation offensive, pour que Benzema, Ribery et Anelka ( ou Henry ?) paraissent un peu moins seuls, un peu moins noyés dans la défense adverse. L'absence de Vieira m'a semblé très préjudiciable et son retour permettra sans doute plus de liaison entre le milieu et l'attaque, ainsi qu'une moindre dépendance sur le travail des ailiers. La question de la titularisation d'Evra est aussi, à mon sens, véritablement posée, quand on en est à souligner un manque d'impact des défenseurs sur l'animation offensive et un déficit de dynamisme et de percussion.

Il demeure néanmoins que ce n'est qu'un premier match, et qu'à la différence de l'Italie, la France n'a pas perdu hier soir. Rien n'est donc perdu et un véritable suspense régnera sur les deux prochaines rencontres des Bleus.  Elles seront donc forcement moins ennuyeuses.

Elles pourraient même être passionnantes, si l'équipe de France parvient à élever son niveau de jeu à l'occasion des belles affiches à venir. L'ennui et l'inquiétude céderaient alors la place, comme souvent, au soulagement. Moi j'y crois mais nous verrons vendredi !

BK
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 12:24

Quelle soirée en perspective ! Que d'anxiété et d'inquiétude générées par ce qui n'est en principe qu'un divertissement ! Le football est ainsi. Ce sport déchaine l'identification et les passions, la victoire rend heureux les afficionados et les défaites suscitent des tempêtes en verres d'eau (ou de bière ?). Ce soir, la France affronte l'Italie et les Roumains tenteront de vaincre des Néerlandais impressionants mais déjà qualifiés.
Avec ces deux matchs, tout  est réuni pour mettre à vif les nerfs des observateurs. : une affiche de gala entre un champion du monde et son dauphin, un suspense total, des soupçons de match plié d'avance (P-Bas/Roumanie), un conflit generationel ...
Quant à savoir si le spectacle sera au rendez-vous, c'est en revanche une autre affaire.

Verra-t-on les Bleus amorphes qui n'ont cadré qu'un tir vers les buts roumains, ou bien les Bleus de vendredi dernier face aux Pays-Bas, aux occasions stériles mais nombreuses et à la défense défaillante ? Ou bien encore est-ce une troisième équipe de France qui  fera son apparition ce soir, pour écarter in extremis l'élimination et, ce faisant, poser les fondations d'un parcours ambitieux par la suite ?

Pour moi, comme pour beaucoup, cette interrogation est avant tout excitante. Ce soir, la France et l'Italie se doivent de proposer leur meileur visage, si elles veulent sortir des poules. Les deux équipes souffrent de maux étrangement similaires : une assise défensive, point fort longtemps célébré, qui se transforme en talon d'Achille ; des idoles adulées, que l'âge rattrape aujourd'hui et que la presse brocarde ;  un milieu de terrain qui peine à organiser le jeu et une attaque inefficace. Gagner le match de ce soir, je veux le croire, signifiera que pour le vainqueur une bonne partie de ces problèmes auront trouvé leur solution.

Et qu'alors tout redeviendra possible ? Ce n'est certes pas certain. Car dans ce ciel sans nuage, dont je tiens à m'imaginer les contours, se niche un gros nuage sombre. Sombre comme une défaite potentielle des Pays-Bas face à la Roumanie, qui qualifierait à coup sûr les Roumains, quel que soit le résultat de France-Italie. Cela peut-il arriver ? Oui certainement et ce serait infiniment frustrant...
Est-ce pour autant certain, ou même probable ? Les Pays-Bas vont-ils perdre à dessein, pour éliminer la France et l'Italie et s'éviter de les rencontrer à nouveau par la suite ? Je ne le crois pas. Non pas que je considère que ce soit une question d'éthique respectée par les Pays-Bas. Il s'agirait là d'un choix stratégique, sans la moindre tricherie et qui n'aurait rien à voir avec l'éthique.
Non, je pense avant tout que les Pays-Bas vont faire tourner leur effectif et regagner en motivation, en dynamisme et en volonté de prouver, ce qu'ils perdront en qualité. Là où l'équipe type se serait ménagée face aux risques de blessures et pour prevenir la fatigue, les remplaçants vont s'engager pleinement pour se donner toutes les chances d'une titularisation ultérieure.

Je ne sais pas si les Français ( ou d'ailleurs les Italiens) pourront faire abstraction de ce gros nuage roumain ou s'il viendra parasiter les esprits et alourdir les jambes. C'est la joyeuse incertitude du sport, nous verrons bien, tout comme nous découvrirons une fois encore au dernier moment la composition d'équipe...

Je souhaite seulement, au final, que les Français parviennent à jouer ce France-Italie comme une finale, avec leur tête, comme une fête.
Mais sans coup de tête !

BK

 

Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 13:26
Et voilà, l'Euro des Bleus et, dans une certaine mesure, notre Euro à tous, s'est achevé mardi soir par un festival de coups durs : blessure du seul Français tranchant, Franck Ribery, dès la 7e minute, penalty et carton rouge bêtement concédés par Abidal à la 25e, deuxième but italien sur un coup franc anodin détourné par Henry ... Résultat, 2-0 pour une Italie pas franchement impressionnante, qui s'est arrogée le droit d'aller défier en quarts des Espagnols en pleine forme. Bonne chance à eux !

Je ne pense pas avoir été le seul, dans les dernières minutes de ce match, à avoir trouvé le temps long, en me rendant compte que cette fois l'exploit n'était pas à l'ordre du jour.
Depuis 1998, l'équipe de France, par ses succès, nous a habitués à croire en ses chances de victoire, en particulier dans les grandes compétitions. Aucun adversaire ne paraissait insurmontable, même le Brésil. Cet Euro a malheureusement montré que cette perspective de supporter était une chance, un luxe qui appartiennent désormais au passé.
Force est de constater que les Bleus n'avaient pas cette fois, collectivement, le niveau de jeu suffisant pour tenir leur rang, sans même parler de faire rêver les foules. Des vieux trop vieux, des jeunes trop jeunes, un manque général de fraîcheur physique et des choix contestables du sélectionneur n'ont permis d'obtenir qu'une quatrième place dans le groupe C. C'est décevant mais c'est ainsi, c'est le sport. Pour que des équipes soient performantes, la défaillance de l'adversaire est souvent un pré-requis. Cette fois, les Bleus assument ce rôle peu glorieux de faire-valoir. Pas de raison de déprimer ou de s'indigner. Quant aux bilans approfondis, je les laisse aux spécialistes et aux professionnels.

L'occasion nous est désormais au contraire offerte de suivre de manière détendue, sans angoisse, le parcours d'équipes excitantes et en forme,  telles celles des Pays-Bas, de l'Espagne, du Portugal, de l'Allemagne peut-être. Il y aura de belles affiches, de beaux matchs sûrement. A regarder comme un divertissement, un spectacle, au cours duquel il ne sera pas nécessaire de s'investir emotionellement et de « vivre » le match. Ce ne sera peut-être pas si désagréable, au final.

Bonne chance à toutes les équipes qui restent en course !

BK
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /2008 15:00

Samedi matin le Tour de France s'est élancé. Voilà une épreuve que j'apprécie, ou plus précisément que j'appréciais et que j'espère apprécier de nouveau, dès lors que le spectre du dopage semble enfin s'éloigner.


Ce qui rend remarquable le Tour, c'est son caractère populaire. Populaire au sens de la popularité bien sûr, mais aussi et surtout populaire par son accessibilité, sa gratuité pour le public et son esprit bon enfant. Pour voir le Tour, il suffit de se rendre sur son trajet, en bord de route et d'attendre le passage des coureurs. En ville ou en milieu rural, dans la plaine ou à la montagne, les familles et les amis organisent une sortie d'un jour pour encourager les coureurs. Certains viennent pour un coureur ou une équipe en particulier mais pour beaucoup, c'est l'exploit sportif qu'on vient célébrer, sans esprit partisan. Et certains se rendent même sur place à vélo !


Sport populaire, le vélo a longtemps mis en scène des héros hors du commun, admirables de courage face à la fatigue, aux chutes, aux intempéries et au relief. Des hommes dont les exploits forçaient le respect et faisaient rêver.

Et puis le dopage est arrivé et la confiance s'est, un temps, émoussée pour ne pas dire brisée.

Les performances insensées peinent à avoir un sens quand elles sortent d'une seringue. La fatigue repoussée épate moins quand le rempart se nomme EPO et non plus détermination et courage. Et la course passionne moins quand un soupçon de tricherie pèse sur les héros potentiels, quand les courses semblent évoluer à deux vitesses entre coureurs « propres », qui n'ont aucune chance de gagner et coureurs « chargés » qui survolent les étapes.

Si les routes ne se sont pas dégarnies ces dernières années, si les audiences télévisées se sont maintenues, c'est un hommage à la popularité de ce sport, à la passion de ses aficionados mais aussi à son cadre remarquable, le paysage français.


Car chaque été, pendant trois semaines, les routes et paysages de France sont à l'honneur, grâce à la réalisation soignée du service public, qui, quoi qu'en dise notre président, ne se confond pas avec la télévision privée. Filmées depuis les airs ou du bord de la route, ces images sont belles et permettent de découvrir ou de redécouvrir les territoires de notre pays, d'en apprendre davantage sur ses régions, ses villes, ses bourgs, son patrimoine. Pour tous ceux qui ne partent pas en vacances ou qui attendent leurs congés, le Tour de France représente un bol d'air, une ouverture sur les grands espaces. Ce n'est pas rien.


On me dit que cette année les mesures anti-dopage vont payer, que les pratiques frauduleuses appartiennent de plus en plus au passé, que la presse et le public pourront se passionner pour la course et non pour ses à côtés.
L'épreuve semble ouverte et sujette à suspense puisque la plupart des stars des dernières éditions n'ont pas été invitées. De beaux duels sportifs seraient donc de mise, de ceux qui restent dans les mémoires.
Je me souviendrai ainsi toujours de ce Tour 1971 où Eddy Merckx et Luis Ocana s'étaient livrés un combat formidable, étape après étape, jusqu'à la chute malheureuse d'Ocana dans la descente de Menté. Cette année là, j'avais pu, du bord de la route, voir passer Eddy Merckx et pour l'enfant que j'étais, c'était un moment extraordinaire.

Ce retour des grands duels, ce retour d'un Tour de France où les enjeux sportifs se verraient libérés des scandales du dopage, je l'espère sincèrement. Il serait salvateur pour le vélo, rassurant pour ses pratiquants et passionnant pour le public.

Mais nous verrons au fil des jours, au fil du Tour ...


BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
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