Jeudi 15 février 2007
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Date de sortie : 27 Août 1969 Réalisé par Sergio LeoneAvec Charles Bronson, Henry Fonda, Claudia CardinaleFilm américain, italien. Genre : WesternDurée : 2h 45min. Année de production : 1969Titre original : Once Upon a Time in the WestUn de mes films préférés! J'ai beau l'avoir vu vingt fois, je ne me lasse pas de ce mélange d'action et d'humour noir. Contrairement aux Westerns américains classiques, Il était une fois dans l'Ouest n'essaie pas de montrer la lutte des méchants et des gentils pour un happy ending obligatoire. Dans ce film, on sent la sueur et l'odeur des balles. Et la musique...Inoubliable! J'adore !
Par Bertrand Kern
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Jeudi 15 février 2007
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Date de sortie : 27 Septembre 2006 Réalisé par Rachid BoucharebAvec Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy ZemFilm belge, français, algérien, marocain. Genre : Guerre, Historique, DrameUn des plus beaux films que j'ai vus récemment. Il m'a particulièrement touché, car je viens d'une famille de pied-noirs - mon oncle est d'ailleurs tombé au champ d'honneur en 1945 - et j'ai l'impression que ce film parle un peu de mon histoire familiale. Et puis j'aime cette idée d'une réconciliation entre différentes communautés qui ont combattu ensemble pour un même idéal. A ce sujet, j'avais 26 ans quand j'ai découvert ce problème de "la cristalisation" des pensions des anciens combattants de nos anciennes colonies. Assistant de Claude BARTOLONE, un ancien combattant marocain était venu nous voir a la permanence du Député. J 'avais trouvé scandaleux cette différence de traitement entre des hommes qui avaient connus le feu. C'est une injustice qui est enfin réparée, j'aurais souhaité que ce soit la gauche qui le fasse...Dommage qu'on ait attendu ce film pour revaloriser les pensions des anciens combattants de l'ancien empire colonial. Une bonne chose de faite grâce à ce film très émouvant.
Par Bertrand Kern
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Mercredi 7 mars 2007
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Date de sortie : 14 Février 2007
Réalisé par Olivier Dahan
Avec Marion Cotillard, Jean-Pierre Martins, Gérard Depardieu
Durée : 2h 20min.
Edith Piaf, voilà une femme remarquable !
Née dans la pauvreté, élevée dans un bordel, chanteuse de rue à ses débuts, son immense talent, sa volonté et sa combativité en ont fait l'une des plus grandes chanteuses de tous les temps.
Elle est décédée en 1963, j'avais un an. De son histoire, de ses écueils, de ses passions artistiques et amoureuses qui l'ont consumée, je ne savais rien jusqu'à ce que je vois "La Môme". Avec ce film formidable, je l'ai découverte. L'interprêtation de Marion Cotillard est saisissante de vérité, d'émotion, et elle mérite mille fois les louanges qu'elle reçoit sur son travail d'actrice.
Même si les allers-retours historiques de la mise en scène peuvent être déroutants, c'est un très bon film, sur un grand destin.
Si vous ne l'avez pas encore vu, je vous le recommande !
Par Bertrand Kern
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Samedi 27 septembre 2008
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Contrairement à beaucoup d'autres, je n'ai pas souhaité, en juin dernier, m'exprimer quant au film
Entre les murs, qui venait d'obtenir la Palme d'or au festival de Cannes. Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, je n'avais tout simplement pas vu le film. Je ressentais en revanche une vive
curiosité pour cette oeuvre, curiosité que j'ai eu l'occasion d'assouvir la semaine dernière, au Ciné 104 de Pantin, où le film était diffusé en avant première pour les Pantinois.
Je n'ai pas été déçu, loin s'en faut, Entre les murs s'avère un très beau film. La qualité de la prestation des enfants
acteurs m'a surpris, épaté même, compte-tenu du fait qu'il s'agit de véritables élèves du collège Françoise Dolto à Paris et non pas de jeunes acteurs sélectionnés par le biais d'un casting. Ils
incarnent à l'écran des enfants difficiles mais attachants. Leur talent spontané donne au film un vernis d'authenticité que vient accentuer une réalisation cinématographique au plus près des
personnages, troublant les frontières entre la fiction et le documentaire jusqu'à produire un effet de réel particulièrement frappant.
A mon sens, ce film réussit le pari de faire rentrer et d'immerger le spectateur dans une école dont, devenu adulte, il ne franchit
plus que rarement les murs. Deux heures durant, Entre les murs entretient l'illusion, de manière convaincante, sans ennuyer.
Un élément explicatif de cette réussite tient dans le refus du film de proposer des clés de lecture et d'interprétation. Chaque
spectateur est laissé libre de tirer ses propres conclusions face aux images qu'on lui dévoile, face aux relations entre professeurs, entre élèves et bien sûr quant à la relation d'un professeur
à sa classe, si centrale au film de Laurent Cantet.
Il demeure néanmoins qu'une telle démarche comporte une part de risque dans la mesure où Entre les murs reste une fiction et
non, justement, un documentaire. Le spectateur a l'impression de se trouver face au document idéal pour émettre un jugement sur l'école publique en milieu difficile, alors même qu'il n'a affaire
qu'à un point de vue sur cette réalité, celui de François Bégaudeau, porté à l'écran par Laurent Cantet.
Il est d'ailleurs à noter que ces deux compères ne souhaitent pas voir leur oeuvre placée au centre d'une réflexion sur les forces et
les faiblesses de l'école, comme en témoigne leur refus systématique de participer à quelque débat que ce soit, télévisé ou autre, depuis l'obtention de leur Palme d'or. Ils sont bien conscients
d'avoir proposé une fiction, qui fonctionne par effet de réel mais qui n'a pas l'ambition de résumer la réalité.
Dans l'effervescence suscitée par la sortie d'une Palme d'Or, il est bon de garder en tête ces faits et de faire jouer son esprit
critique à plein, sous peine de voir surgir des interprétations ou des réactions fort dommageables. Car si certains célébrerons la gouaille, la verve de ces enfants et le côté sympathique d'un
enseignant qui se met au niveau de ses élèves et tente de les comprendre, d'autres liront peut-être dans le film l'incapacité de l'école et de ses enseignants à remplir leur fonction, à exercer
leur autorité sur des enfants dissipés, voire à assimiler des élèves venus de tous les horizons. Certains parents sortiront peut-être effrayés des salles obscures, avec la ferme envie de retirer
leurs enfants de l'enseignement public pour les confier à un secteur privé présumé moins violent et plus discipliné.
Ces interprétations préjudiciables à l'école publique, je ne pense pas qu'elles soient justes, ni que Bégaudeau et Cantet aient
souhaité les promouvoir. Encore une fois gardons en mémoire qu'il s'agit d'un beau film, qui propose une histoire et donne l'illusion de coller son oeil à la serrure de l'école, sans pour autant
prétendre donner à voir une vision objective et généralisable du milieu scolaire public.
Ces précautions prises, félicitations une fois encore à des adolescents surprenants de talent, élèves d'un établissement difficile,
capables de produire une telle performance. Peut-être l'école y était-elle d'ailleurs pour quelque chose ?
BK
Par Bertrand Kern
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