Carnets de campagne

Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /2007 10:18

Mardi 20 février, 20h : le comité de campagne de Pantin se réunit. J'aime ces moments de débuts de campagne. C'est pour un passionné de politique comme moi un moment intense en émotion. Une campagne électorale veut dire au quotidien convaincre de la justesse de ses arguments, échanger, partager ses instants avec mes camarades et toutes les personnes qui ont envie de s'investir. Voir des têtes nouvelles, jeunes, plus âgées, toutes générations et origines confondues, réunies autour d'un objectif commun : faire gagner la gauche, battre la droite, pour que la France de demain soit plus juste donc plus forte.


Je l'ai dit ce soir et je ne cesserai de le répéter. Faire campagne peut faire bouger les lignes. J'ai illustré cette phrase par un exemple très parlant. En 2002, lors de la campagne présidentielle de Lionel Jospin, il nous a été dit et redit : « ne faites pas campagne, épargnons nos forces pour l'entre-deux-tours ». On connaît le résultat : Lionel arrivé troisième, est donc disqualifié pour le second tour. Une seule section en Seine-Saint-Denis n'a pas suivi cette consigne : la section PS de la Courneuve. Résultats : Lionel a fait dans cette commune le meilleur score de la Seine-Saint-Denis, ce qui n'était traditionnellement pas le cas (en général ce sont les sections du Pré, de Bondy et de Neuilly-sur-Marne font les meilleurs scores du PS). Ce qui prouve une chose : faire campagne fait bouger les lignes, peut nous apporter les voix qui nous feront gagner.


Début mars commence une séquence politique d'un an : élections présidentielles en avril-mai, législatives en juin et municipales en mars 2008. Le résultat des dernières dépendra aussi de ceux des premières, de notre capacité de mobilisation et de conviction.


Cette première réunion de campagne s'est terminée avec échanges de numéros de téléphone, de mails et par des inscriptions massives aux diffusions de tracts. Tout le monde est extrêmement motivé. J'aime ces débuts de campagne !

Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 16:38

Mardi 20 mars
à partir de 15h30

Un mois quasiment jour pour jour avant le premier tour de l'élection présidentielle, notre candidate vient rencontrer les habitants des Courtillières. Ce quartier symbolise les programmes de renouvellement urbain à la sauce Borloo,  mais aussi les retards que prennent les travaux.

Je l'accueillerai avec
Claude Bartolone en Mairie à 15h30. Nous nous rendrons ensemble  aux Courtillières.

Après une visite au Centre municipal de santé Ténine, elle rencontrera les habitants et les associations du quartier à 17h à la Maison de Quartier des Courtillières.

J'espère voir les pantinois nombreux à cette rencontre. C'est l'occasion de rencontrer Ségolène pour la soutenir !

Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /2007 16:44


Cette foule compacte massée devant le centre de santé des Courtillières à Pantin, ces enfants qui chantent "Ségolène avec nous !", ces femmes qui crient à tue-tête "Ségolène Présidente"...

Je suis jeune en politique, mais j'ai quand même, depuis vingt ans, fait quelques campagnes électorales. Jamais je n'ai rencontré autant d'enthousiasme et de ferveur autour d'un candidat. J'ai même eu peur dans la maison de quartier, quand tous ceux qui voulaient la voir et lui parler poussaient, jouaient des coudes, se bousculaient.

Il se passe quelque chose...

Quand elle a pris la parole, simple, disponible, pour parler à ces hommes et à ces femmes, tous brusquement se sont tus pour écouter son message : l'école et les fermetures de classes qu'elle dénonce, la sécurité et la police de proximité qu'elle rétablira, les services publics qu'elle veut égaux sur tout le territoire, sa volonté d'être la présidente d'une France métissée ou la République est partout présente...



Oui, il se passe quelque chose...

J'ai bien fait de l'accueillir en lui disant "tu es ici chez toi, tu reviens quand tu veux".
On sentait dans les regards l'espoir, l'attente de lendemains meilleurs et de justice. Ceux qui étaient là hier désiraient qu'elle revienne le plus vite possible, afin que nos cités ne soient plus les oubliées de la politique.

Incontestablement, Ségolène est leur candidate, elle suscite l'adhésion et la mobilisation. Incontestablement, Ségolène est une femme séduisante, à l'écoute, forte et déterminée.

Et puis, le soir, lorsqu'elle m'a rappelé pour me dire combien elle était heureuse de sa rencontre avec les Pantinois, je dois avouer que j'étais tout simplement sous le charme...
Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /2007 10:19
Un petit film sur la visite de Ségolène à Pantin, trouvé sur Daily Motion : excellent résumé !

J'espère surtout que la prophétie du petit garçon en fin de film sera réalisée dans un peu plus d'un mois...

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Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /2007 18:07

Depuis le 1er tour, le 22 avril, Nicolas Sarkozy se comporte comme s'il était déjà élu. Dans le débat d'hier soir, il ne semblait pas présent dans le combat politique. J'ai en effet découvert un Sarkozy que je ne connaissais pas : éteint, sur la défensive, cherchant en permanence le regard de Patrick Poivre d'Arvor, fuyant littéralement le regard de Ségolène Royal.

De son côté, Ségolène Royal est apparue offensive, pertinente, parfois même dominatrice. Elle a clairement marqué des points. Alors Nicolas Sarkozy a-t-il commis une erreur ? Je le crois, car on ne gagne pas l'élection majeure de la Vème République sans être mobilisateur pour son camp jusqu'au dernier jour.

L'enjeu pour Sarkozy était de ne pas perdre son sang froid. Mission minimale, mais mission accomplie. Pour elle, il s'agissait de prouver sa capacité à être Présidente de la République, à tracer des perspectives claires pour l'avenir, et à rassembler au delà de la gauche. Mission réussie pour elle aussi.

Tout reste donc ouvert, d'autant que deux inconnues pourraient sceller l'élection :

L'inconnue de l'abstention d'abord : elle est double.

D'une part, Jean-Marie Le Pen, qui a appelé ses troupes à l'abstention, ne manquera pas de revendiquer tout électeur qui s'abstiendra dimanche pour son propre camp. Dès lors, se pose un cruel dilemme pour ces électeurs qui hésitent encore. Ne pas voter ou voter blanc pourrait avoir une signification terrible !

D'autre part, l'abstention « traditionnelle » est un phénomène reconnu comme touchant plus les électeurs de gauche que de droite. Comme c'est le cas à chaque élection présidentielle, le 2ème tour connaît généralement une participation plus importante que le 1er. Pour qui vont alors voter ces nouveaux électeurs ?

La deuxième inconnue concerne François Bayrou. Il annonce qu'il ne votera pas pour Sarkozy, mais il ne dit pas quelles sont ses intentions. Pourtant, cela me semble être une évidence : François Bayrou va sans doute glisser un bulletin Ségolène Royal dans l'urne. La question est plutôt de savoir si ses électeurs seront nombreux à faire de même...

Alors oui, Nicolas Sarkozy a tort de se croire déjà président : tout reste ouvert !


Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /2007 18:56
Ségolène ROYAL  a perdu.
Avec un score autour de 53 % des voix, dans un scrutin ou 85  % des Français ont voté, la victoire de Nicolas SARKOZY est incontestable. 
Cette défaite est dure, assomante,  terrible pour la gauche et les socialistes français. Les causes en sont multiples, il conviendra le moment venu de les analyser, sans concessions, dans la clarté et sans chercher à écarter les responsabilités qu'elles soient individuelles ou collectives, qu'elles soient internes au PS ou externes à la gauche socialiste voire même à la gauche tout court.

Aujourd'hui chaque homme et chaque femme de gauche est triste.

Au delà de la déception, je les appelle à se rassembler et à se mobiliser dès  demain pour les prochaines éléctions législatives. La séquence éléctorale n'est en effet pas terminée.  Le rééquilibrage des pouvoirs est possible en élisant une majorité de gauche à l'Assemblée Nationale. 

Nous devons garder intactes nos espérances et nos convictions, ceci pour une France plus juste et plus forte. 

Plus que jamais je crois que notre pays a besoin  d'une gauche rénovée et humaniste,  clairement progressiste et  confiante dans ses valeurs.

Bertrand KERN
Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /2007 10:21

Je connais Claude depuis plus de 20 ans. Dans tous les mandats qu'il a exercés, il a toujours promu les valeurs d'humanisme, de progrès et de proximité qui sont la marque des grands hommes de Gauche. Que ce soit en tant que député ou ministre de la Ville, il a su conserver son sens de l'écoute qui lui vaut le respect et la reconnaissance de nombreux Séquano-dyonisiens, bien au-delà des clivages partisans.

Depuis 1997, j'ai l'honneur d'être son suppéant à l'Assemblée nationale et j'ai pu mesurer la force de son engagement au service de tous les habitants de la circonscription.

Ensemble, nous formons une équipe d'hommes de terrain, proches de la réalité quotidienne de nos concitoyens et résolument tournés vers l'avenir d'un département que nous connaissons et que nous aimons profondément.

Dans une élection législative, ce sont avant tout les qualités humaines qui priment. Face à une droite qui revendique les pleins pouvoirs et qui tente grossièrement d'abuser les électeurs en multipliant les signes politiques contradictoires, Claude incarne la fidélité à ses convictions, la loyauté à l'égard de la population, le respect de la parole donnée.

Dimanche prochain, votons Claude Bartolone dès le premier tour des élections législatives !

Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /2007 15:07
En cliquant sur l'illustration ci-dessous, vous pourrez visionner le débat qui m'a opposé, mercredi 13 juin au matin, devant les caméras du Bondy Blog et de CanalObs, à Eric Raoult, député-maire UMP du Raincy.
Dans cette campagne électorale, où la droite déroule faux-semblants et impostures, il était urgent de rétablir quelques vérités sur le logement social et sur la rénovation urbaine dans les quartiers populaires.
Un rappel à la réalité que mon adversaire semble avoir eu du mal à apprécier.
BK
Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 09:10
Samedi dernier, à Tours, le Parti Socialiste a lancé avec efficacité sa campagne en vue des élections régionales, en rendant publique la composition des listes qu'il soumettra aux suffrages des électeurs en mars prochain.

Je me réjouis que les querelles d'égo qui ont perturbé la vie du parti pendant des mois semblent aujourd'hui effacées. En choisissant de largement confier l'élaboration des listes aux responsables locaux et aux têtes de listes, je crois que Martine Aubry a adopté la bonne méthode. Elle a permis un résultat d'une harmonie assez inespérée, tout en permettant l'émergence de nouvelles figures, représentatives de la société civile et des enjeux sociaux que connaissent nos régions. Je me félicite de cette forme de renouvellement, qui concerne près de 30 % des sortants et rend notamment possible un doublement par deux du nombre de candidats éligibles issus de la diversité.

D'un point de vue très pantinois, je me réjouis bien sûr de la présence sur la liste séquano-dyonisienne, en douzième position, de Sanda Rabaa, adjointe pantinoise à l'Action sociale.

Après une longue traversée du désert, j'ai le sentiment qu'avec cette campagne qui débute, le Parti socialiste repart de l'avant, uni autour d'un programme ambitieux, élaboré au plus prêt des territoires et fondé sur la riche expérience de nos vingt présidents de région sortants. Il s'agira pour nous, au cours des mois qui viennent, de promouvoir ce « contrat socialiste pour nos régions » qui fait la part belle aux grandes questions qui préoccupent les Français, c'est à dire l'emploi, l'éducation et l'environnement.
Mais notre campagne consistera aussi à défendre et à mettre en avant le bon bilan des exécutifs régionaux sortants. Au cours du mandat écoulé, les régions se sont révélés des laboratoires économiques, politiques et sociaux passionnants, au sein desquels les initiatives et les innovations ont été nombreuses. Nous pouvons être fiers du travail accompli pendant six ans, qui a démontré la compétence de nos élus en dépit d'un contexte difficile, celui de la crise et du désengagement de l'Etat de nos territoires, organisé par le gouvernement.

Je crois que notre parti est aujourd'hui en ordre de bataille, prêt à relever le gant, le défi que lui a jeté Nicolas Sarkozy, lorsqu'il a exprimé sa volonté de nationaliser des élections locales, mettant en avant des thématiques improbables  : l'identité nationale, l'insécurité et l'immigration.
Nous ne le suivrons bien sûr pas sur le terrain glissant de ces questions totalement déconnectés du scrutin régional. Mais si le président souhaite transformer les élections de mars prochain en test de mi-mandat, notre formation l'attendra de pied ferme, offrant aux Français une occasion d'exprimer leur désapprobation du bilan sarkozyste tout en affirmant leur soutien aux mesures prises par la gauche dans leurs régions.

Deux messages, l'un local et l'autre national, peuvent se conjuguer dans quelques mois pour rendre effectif un pas significatif vers une France plus juste, plus solidaire et plus responsable, capable de valoriser ses atouts plutôt que de dresser ses habitants les uns contre les autres.

Pour accompagner le lancement de cette campagne, un site internet a été mis en ligne qui est déjà bien alimenté, tant sur ses pages locales que nationales. Contrairement à celui de l'UMP, vous ne trouverez pas de karaoké au menu, destiné à séduire les « jeunes ».
Mais il ne manque pas pour autant de vidéos et je vous invite à le consulter à l'adresse suivante, afin de prendre connaissance de nos programmes et bilans, nationaux et locaux : http://www.lesregionsquonaime.fr/.

Bonne lecture, bon début de campagne,

BK
Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 17:33
Dans son « projet pour l'Ile-de-France », Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, présente ses propositions pour un « Grand Paris de l'emploi, de l'innovation et de la croissance » et imagine onze grands pôles économiques dont un pôle à Pantin.


Ce pôle serait  "tourné vers la création et l'implantation de grandes marques (...)"  permettrait de développer les industries de la mode et du luxe ».

Avec cette proposition, Valérie Pécresse démontre une nouvelle fois sa méconnaissance du territoire francilien. Elle a en effet une fâcheuse tendance à proposer ce qui existe déjà, essayant ainsi de récupérer le travail des autres.

Depuis plus de 10 ans, la ville de Pantin requalifie le quartier des Quatre-Chemins par la promotion artisanale et l'installation d'artisans créateurs :

- Le 1er mars 2006, Pantin a été la première ville de Seine-Saint-Denis à recevoir le label « Ville et Métiers d'Art »

- En 2008, le pôle des métiers d'art de Pantin a pris une nouvelle dimension avec l'ouverture du Centre de Ressources Départemental des Métiers d'Art, baptisé Maison Revel

- A ce jour, une trentaine d'artisans exercent leur activité et dans les cinq prochaines années, la ville de Pantin souhaite favoriser l'installation d'une quarantaine d'ateliers privés et développer la superficie actuelle du pôle (1500 m2) de 1000 m2 supplémentaires

Quant à « l'implantation de grandes marques », elles sont belles et bien présentes à Pantin:

- Chanel-Bourjois, déjà installée durablement sur le territoire pantinois, a choisi d'y implanter son futur laboratoire de Recherche et Développement à l'horizon 2011

- Hermès, entreprise avec laquelle la ville a signé une convention de partenariat, verra sa surface de production doublée dans le cadre du projet ZAC Centre ville et est le mécène actif de la Maison Revel

On peut se demander si Valérie Pécresse a toutes les compétences pour être à la tête de la plus grande Région de France ?

Les communes d'Ile-de-France soutenues par Jean Paul Huchon et le conseil régional ne l'ont pas attendue pour porter des projets ambitieux.

BK
Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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