Vendredi 30 octobre 2009
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Il y a quelques jours, j'ai eu le plaisir d'inaugurer les Grands Moulins, qui retrouvent désormais une
activité avec l'arrivée de BNP Paribas Security Services.
La renaissance de ces bâtiments, qui ont marqué l'histoire de Pantin, représente pour moi un beau
symbole.
Il y a 8 ans, lorsque les Grands Moulins fermaient, au terme d'un d'un quart de siècle de
désindustrialisation en Seine-Saint-Denis, ils incarnaient pour certains un territoire morose et condamné.
Aujourd'hui, leur réouverture donne tort aux pessimistes. Elle est le reflet d'une ville qui se
transforme et évolue, respectant son patrimoine urbain et social pour mieux se tourner vers l'avenir. Elle donne à voir une ville dynamique, une ville qui s'assume avec lucidité, consciente de
ses difficultés mais fière de ses atouts.
La renaissance de Pantin s'appuie sur deux piliers, sur deux richesses, qui font son charme et sa
différence : son patrimoine urbain et sa population. A l'occasion de la réouverture des Grands Moulins j'ai donc souhaité marquer le coup en proposant une démarche originale de redécouverte du
patrimoine pantinois par ses habitants. C'est ainsi qu'a émergé l'idée de parcours urbains, à la fois artistiques et ludiques. Elle nous a conduit à transformer pendant deux mois, du 7 novembre
au 6 janvier, notre ville en terrain de jeux et en cadre d'exposition.
Un grand jeu urbain, le Sugoroku, se déploiera à travers l'espace urbain et une exposition
photographique, l'Envers de Pantin, invitera le spectateur à découvrir sur les murs de la ville ceux qui font Pantin, leur regard et leurs lieux.
Les 100 photographies de Fréderic Nauczyciel, affichées en grand format dans les quartiers de Pantin
sont autant de plongées dans l'imaginaire de la ville. Accompagné d'une réalisatrice de cinéma et d'une écrivaine, toutes deux pantinoises, le photographe a arpenté la commune pour saisir ses
paysages, ses personnages, ses recoins. Des portes s'ouvrent sur les ateliers, les bâtiments administratifs, les arrières-cour, les lieux de vie.
Le sugoroku est quant à lui un jeu urbain, entre le jeu de l'oie et la chasse aux trésors. Le principe
de ce jeu traditionnel japonais, adapté à Pantin par l'artiste Catherine Beaugrand, est d'explorer la ville et d'en percevoir les formes et les ambiances.
Chaque participant dispose d'un plateau de jeu, similaire à celui d'un jeu de l'oie et rassemblant 56
photographies. A chaque photographie correspond un point de vue, d'où l'image a été prise et qu'il s'agira de trouver, en s'aidant d'indices disposés à travers la ville. Après chaque découverte,
il sera possible de la revendiquer et de l'ajouter à sa collection en enregistrant le code trouvé sur place sur le site internet du jeu (www.pantin-joue-et-sexpose.fr/sugoroku
). Les gagnants seront bien sûr ceux qui parviendront les premiers à identifier les 56 points de vue disséminés à travers Pantin. Ils remporteront des lots variés, permettant une nouvelle
découverte de la ville : excursion en hélicoptère ou en montgolfière pour découvrir Pantin d'en haut, dîner exclusif dans un lieu insolite spécialement ouvert pour l'occasion,
etc...
Du 7 novembre au 6 janvier, notre ville vous invite en somme à porter sur elle un regard un peu
différent, un peu insolite, un peu fantaisiste pour mieux la découvrir ou la redécouvrir. J'espère que l'expérience sera féconde et passionnante et que chacun en profitera, à sa manière et
à son rythme.
Rendez-vous donc, dans les prochains jours sur le site www.pantin-joue-et-sexpose.fr/
!
BK
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