Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 10:00
Article paru dans Libération le 29/09/08, par Tonino Serafini

Lorsqu'on évoque la suppression de la DSU pour sa ville, le sang du maire (PS), Bertrand Kern, ne fait qu'un tour. « C'est carrément scandaleux. C'est autant d'argent en moins à investir dans les quartiers en difficulté. »

Pantin, 53 000 habitants, est une ville très populaire de la première couronne parisienne. Elle fait partie des 238 communes qui se verraient supprimer la DSU ( 1,9 million d'euros en 2008) si la réforme en préparation au ministère de l'Intérieur est adoptée telle quelle dans la prochaine loi de finances. Un paradoxe pour cette commune qui compte deux ZUS sur son territoire : la cité des Courtillières et le quartier des Quatre-Chemins.

Pantin, c'est aussi « 40% de HLM, des immeubles privés indignes tenus par des marchands de sommeil, plus des copropriétés dégradées », énonce Bertrand Kern. Pour compléter le tableau, « deux écoles sur trois sont en ZEP [zone d'éducation prioritaire, ndlr] ». la commune compte une quarantaine de nationalités dans ses habitants. La population est globalement très pauvre mais Pantin a la chance d'avoir sur son territoire des entreprises qui payent la taxe professionnelle (TP). « La TP me sert à financer une politique de solidarité : j'ai trois centres de santé, des écoles de musique, des centres sportifs, une école de danse et une école de théâtre aux tarifs abordables pour les familles modestes », souligne Bertrand Kern.
Par Bertrand Kern - Publié dans : A Pantin et en Seine-Saint-Denis
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