Présentation

Pétition



Signez la pétition
"Sauvons notre Poste"

Dessin du jour






Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /2010 13:39

J’ai eu énormément de plaisir à suivre l’aventure de l’équipe de France d’athlétisme, ces derniers jours à Barcelone. Tout au long de ces championnats d’Europe, les athlètes français, dont certains m’étaient inconnus, d’autres plus familiers, ont multiplié les performances individuelles de manière formidable, les exploits des uns encourageant les autres à rêver, à se transcender jusqu’à susciter un climat d’euphorie collective.

Au final, l’athlé français s’est livré à une moisson de médailles inédite à ce niveau, source de promesses pour les Mondiaux de l’an prochain et les Jeux Olympiques, en 2012, à Londres. Mais pour l’heure, je retiendrai surtout la fraicheur d’une jeunesse dont le talent éclate au plus haut niveau, avec notamment les sprinteurs Christophe Lemaitre ou Myriam Soumaré, remportant 6 médailles à eux deux, dont quatre d’or. Je retiendrai la maîtrise des athlètes plus confirmés qui, comme Yohann Diniz, le marcheur, ou Renaud Lavillenie, le perchiste, ont connu à Barcelone la consécration. Je retiendrai l’esprit d’équipe remarquable qui a vu l’ensemble des athlètes français se réunir pour encourager Romain Barras, lors de la dernière épreuve du décathlon ou Mahiedine Mekhissi et Bob Tahri faire le course ensemble sur 3000 mètres steeple. Je retiendrai cette belle image d’un Renaud Lavillenie, encore en plein concours de la perche, dont la voix et l’émotion se mêlaient à la Marseillaise de Myriam Soumaré.

 

Cette équipe de France d’athlé aurait pu adopter le visage fragmenté d’une juxtaposition de talents et d’ambition individuels, prompts à entrer en concurrence. Elle a préféré la camaraderie, la solidarité et l’émulation. Elle nous a offert ainsi un grand bol d’air frais, qui contrastait de manière saisissante avec la triste Coupe du Monde des Bleus en Afrique du Sud. Elle nous a rappelé que la pression du haut niveau peut se vivre autrement que sur le mode de la tension. Elle nous a rappelé que l’on peut prétendre à l’excellence sans se prendre trop au sérieux, avec simplicité, en prenant du plaisir et en en donnant beaucoup.

 

Mais cette équipe de France nous a aussi apporté un bol d’air frais dans le contexte d’un été au climat politique de plus en plus pénible, pour ne pas dire nauséabond, depuis que Nicolas Sarkozy a choisi d’endosser son habit de candidat démagogue, prêt à tous les dérapages pour attirer à lui l’électorat du Front National. Le voilà mercredi dernier stigmatisant brutalement les gens du voyage, sans distinction et contre tout bon sens. Puis le voilà vendredi associant explicitement, à Grenoble, l’immigration et la délinquance, appelant de ses vœux l’application de sanctions différenciées selon les origines, mettant à l’index les Français naturalisés et leurs enfants. Tout le week-end, ses lieutenants, Brice Hortefeux et Eric Ciotti le rejoignaient dans la fange antirépublicaine, envoyant aux orties la Constitution et les principes du droit pour annoncer vouloir multiplier les cas potentiels de déchéances de nationalité, toujours selon les origines, ou souhaiter emprisonner les parents de mineurs délinquants.

 

Si le Président de la République et ses troupes souhaitent sauter à pied joint dans cette poubelle politique, dont le parfum évoque les pires heures des années 30, grand bien leur fasse. Je pense pour ma part que l’opposition de doit pas se laisser piéger par cette tentative de détournement de l’agenda politico-médiatique. Je me contenterai donc de citer l’article 1er de notre Constitution dont Nicolas Sarkozy est en principe le garant : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. »

 

Et je me tournerai à nouveau vers le souvenir de ces championnats d’Europe d’athlétisme, vers les sourires de Myriam Soumaré, auxiliaire puéricultrice à temps partiel à Sarcelles et médaille d’or du 200 m, vers les joies offertes par des sprinteurs, des perchistes, des sauteurs en longueur, des décathloniens, des athlètes que personne ne questionnera sur leur origines et que chacun fêtera comme des Français qui nous ont fait rêver, tout simplement.

 

BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /2010 13:29

La relative absence médiatique de Benoist Apparu, le très discret Secrétaire d’Etat au Logement, pourrait certes laisser penser qu’aucune crise du logement ne sévit actuellement en France. Mais bien évidemment – et malheureusement -  il en va tout autrement.

 

La crise dramatique et structurelle que dénonçait le rapport de la Fondation l’Abbé Pierre en début d’année est toujours aussi réelle, une offre de logements insuffisante et des coûts d’accès au logement trop élevés se conjuguant pour plonger une proportion importante de la population française dans un état de mal-logement variable mais extrêmement préjudiciable et pénible au quotidien. Non seulement, elle n’a pas disparu mais elle se voit exacerbée par le contexte actuel de crise économique et sociale.

 

C’est dans ce contexte que le gouvernement a fait connaître il y a peu son projet de diminution des aides à la pierre, qui contribuent pourtant à financer la construction et la réhabilitation du logement social en France. De 630 millions d’euros en 2010, elles passeront à 450 millions d’euros en 2011, à 360 millions en 2012 et à 280 millions en 2013. Or, non seulement cette décision illustre la tendance actuelle de l’Etat au désengagement, en pleine crise du logement, mais il est prévu que ces crédits soient compensés par une contribution de 340 millions prélevée sur le Mouvement Hlm !

 

Rappelons que les loyers sont les seules recettes des organismes Hlm. Compenser la diminution des aides à la pierre par une contribution des bailleurs sociaux revient donc à faire financer les aides au logement destinées aux ménages les plus modestes par … les ménages les plus modestes ! Pire, cette ponction annoncée, qui représente plus de 2 % des loyers collectés en 2010, aura pour effet de diminuer d’autant les moyens du logement social, compromettant potentiellement la volonté affichée par le mouvement Hlm de viser une forte modération de l’évolution des loyers en 2011.

 

Comme l’a souligné avec indignation Thierry Repentin, le président de l’Union sociale pour l’Habitat, qui représente plus de 800 organismes Hlm, il s’agit là d’ « un véritable hold-up ».

 

Je me joins donc à son appel au bon sens, lancé à destination du gouvernement et du Parlement pour leur demander solennellement de revenir au plus vite sur un projet aussi inéquitable que contre-productif. Ce n’est qu’ainsi que l’Etat pourra incarner à nouveau le rôle dont il n’aurait jamais du se départir, celui de garant de la solidarité nationale, acteur indispensable dans le domaine du logement, aux côtés du Mouvement Hlm et des collectivités locales.

 

BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /2010 11:19

Au fil des campagnes électorales et de ses innombrables interventions médiatiques, notre président de la République a accumulé les promesses et les engagements. Avant de faire de la réforme des retraites la  « mère de toutes les réformes » du gouvernement Fillon, il avait ainsi promis à plusieurs reprises de maintenir à 60 ans l’âge légal de départ à la retraite. Cet engagement est aujourd’hui renié, au nom d’une nécessaire adaptation aux réalités budgétaires du moment. Bien que je conteste cette impérieuse nécessité, convaincu qu’il existe d’autres leviers d’action pour solvabiliser notre système de retraites, j’admets volontiers l’obligation, pour un décideur public, de savoir prendre en compte les évolutions, conjoncturelles ou structurelles, qui ont lieu autour de lui et qu’il ne maîtrise pas.

 

En somme, non au diagnostic, pourquoi pas quant à la logique du raisonnement. Mais j’aimerais en revanche que cette logique s’étende à d’autres domaines et ne se limite pas au démantèlement des acquis sociaux. Je pense bien sûr au bouclier fiscal, préservé contre vents et marées, malgré la crise économique, les sacrifices requis du plus grand nombre et le déficit des comptes publics. Je pense aussi aux heures supplémentaires défiscalisées de la loi TEPA, qui constituent depuis la début de la crise économique une aubaine pour les entreprises mais un véritable frein à l’embauche, favorisant l’aggravation du chômage. Mais je pense aujourd’hui en particulier à la TVA réduite dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, abaissée en juillet 2009 de 19,6 % à 5,5 %. Un an après sa mise en œuvre, l’heure est clairement venue pour un bilan de ce dispositif.

La mesure devait permettre au secteur de créer de l'emploi, d'effectuer des investissements, mais surtout de faire baisser les prix de 3 % en moyenne. Or, en mars 2010, l'INSEE révélait que les tarifs avaient diminué de seulement 1,17 % en moyenne, l'UFC-Que choisir formulant le même constat. Sur les 1 544 restaurants visités par les associations locales, la moitié a maintenu ses tarifs inchangés entre juin 2009 et janvier 2010. Certains ont certes consenti des baisses symboliques mais un restaurateur sur dix a augmenté ses prix.

En conséquence, un certain nombre de voix, y compris au sein de l’UMP, s’élèvent aujourd’hui pour exiger qu’en l’absence des contreparties auxquelles le secteur de l’hôtellerie-restauration s’était engagé, il cesse de bénéficier d’un taux réduit de TVA. Ainsi, les rapporteurs UMP du budget, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, Gilles Carrez et Philippe Marini, de même que le président centriste de la commission des finances, Jean Arthuis, ont en commun d’avoir suggéré à plusieurs reprises une hausse du taux de TVA à un niveau intermédiaire, situé entre 8 et 10%.

Pourtant, aucune remise en question du cadeau fiscal accordé aux restaurateurs n’est à l’ordre du jour du gouvernement, le ministre du Budget, François Baroin, ayant renvoyé cette éventualité à 2012.

 

Dans le cas du bouclier fiscal, des heures supplémentaires ou du taux réduit de TVA dans la restauration, le président de la République fait le dos rond, refusant de renier ses promesses passées, contrairement au cas des retraites.

 

Pourquoi une telle différence d’approche alors même que les dispositifs préservés semblent bien plus iniques, bien plus incongrus et mal adaptés à la situation actuelle que le droit accordé à chacun de partir à la retraite à 60 ans au terme d’une vie de travail ?

 

Selon moi, les situations semblent malheureusement avant tout diverger en fonction des publics ciblés par ces dispositifs.

Dans le cas des retraites, il s’agit certes en principe de l’ensemble de la population active. Mais dans les faits, la réforme touchera avant tout les plus précaires, les salariés ayant entamé leur vie active à 18 ans et ceux qui ont exercé des métiers pénibles.

Dans les trois autres cas, il s’agit au contraire des entreprises, des contribuables les plus aisés et des lobbys de la restauration, soit trois publics cibles privilégiés de la droite française. Surgit alors le spectre, ou du moins le soupçon, d’arbitrages politiques clientélistes, s’inscrivant dans le cadre d’échanges de bons procédés, sans doute légaux mais éthiquement douteux, entre de puissants donateurs et ces micro-partis qui ont fait irruption dans l’actualité depuis peu, s’avérant omniprésents dans l’orbite de l’UMP.

 

Il ne s’agit bien sûr là que de soupçons, nés d’un climat de connivences et d’une absence de preuves poussant à penser le contraire. Mais ces soupçons laissent craindre que les intérêts particuliers prennent le pas sur l’intérêt général dans l’esprit de Nicolas Sarkozy et de certains dirigeants de la majorité.

 

BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /2010 08:02

Empêtrés dans les remous de l’affaire Woerth-Bettencourt, voilà plusieurs semaines que le gouvernement et l’UMP se plaignent de voir éclipsé tout débat sur la réforme des retraites. L’argument n’a rien d’invalide, les épisodes successifs de cette affaire, sur laquelle je persiste à suspendre mon jugement, ayant de fait phagocyté l’espace médiatique et monopolisé les discussions.

Je suis en revanche bien plus dubitatif quant à la sincérité du gouvernement lorsqu’il prétend regretter le peu de débats qu’occasionne sa réforme. En témoigne, selon moi, la manière dont s’est déroulé la semaine dernière l’examen du projet de loi par la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale.

 

Mes expériences passées, en tant qu’assistant parlementaire et que député, m’ont convaincu de l’importance de cette étape de la procédure législative, qui offre l’opportunité de débats approfondis et sereins, en amont de la discussion d’un texte en séance publique. Or ce qui était vrai au tournant des années 2000 l’est d’autant plus depuis la réforme constitutionnelle de l’été 2008, qui dispose que les parlementaires examinent désormais en séance publique les projets de loi dans leur version amendée en commission.

 

Le passage de la réforme des retraites devant les députés de la commission des affaires sociales aurait donc pu et du donner lieu à un passionnant débat. Mais il n’en a rien été. Pourquoi ?

 

Parce que le gouvernement, soutenu par le président de la commission des affaires sociales Pierre Méhaignerie, avait obtenu des parlementaires de la majorité que les discussions et les amendements déposés ne portent ni sur les modalités de financement de la réforme, ni sur le volet pénibilité. Ces questions cruciales se sont donc vues repoussées au mois de septembre, le gouvernement prétextant du fait que le texte est encore en discussion avec les partenaires sociaux.

 

Cet argument me semble avant tout illustrer l’empressement du gouvernement à déposer son projet de loi sur le bureau de l’Assemblée Nationale, avant même d’avoir mené à son terme le processus de concertation mené avec les syndicats. Après cette marche forcée, dénoncée de longue date, qui peut croire que les réunions estivales dont argue le ministre du Travail vont modifier le texte en profondeur ? Et quand bien même ces discussions ne se limiteraient pas à un simulacre de dialogue social, je ne vois guère ce qui pourrait empêcher le gouvernement d’amender en septembre le texte de la commission des affaires sociales.

 

Au final, les trois jours d’examen du texte la semaine dernière n’ont donné lieu qu’à un débat tronqué, aménagé à la convenance du gouvernement pour lui permettre d’entériner sans remous ni accrocs le passage de 60 à 62 ans de l’âge de départ à la retraite. C’est chose faite.

 

La méthode Sarkozy n’est pas nouvelle, mêlant une atmosphère de perpétuelle urgence, un mépris systématique de l’opposition parlementaire et une approche purement formelle du dialogue social. Elle n’en est toujours pas pour autant acceptable.

 

C’est pourquoi j’en appelle une fois de plus à la mobilisation la plus large possible, en vue de la journée d’action qui réunira l’ensemble des syndicats de salariés le 7 septembre, soutenus par les partis politiques de gauche.

 

BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /2010 11:05

Le maire d'Aubervilliers, Jacques Salvator, et moi-même restons mobilisés pour lutter contre les actes d'incivilité dans le quartier des 4 Chemins. A plusieurs reprises, nous nous sommes adressés aux différents Ministres de l'Intérieur afin d'obtenir l'implantation d'une UTeQ - Unité Territoriale de Quartier - dans nos villes, sans aucun résultat probant.

 

Le maintien de l'ordre reste et doit rester pour nous une prérogative de l'Etat. Sans moyens policiers supplémentaires, nous ne pouvons, à notre échelle et à nous seuls, combattre contre l'augmentation des faits de délinquance - même si par exemple à Pantin, j'ai choisi de mettre l'accent sur la prévention et le dialogue en créant une équipe de correspondants de nuits qui se rendra notamment dans le quartier des Quatre-Chemins. Une seule voiture pour le commissariat de Pantin le week-end, ce n'est pas sérieux. J'espère qu'avec le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, notre message sera soutenu puis entendu. A suivre...

 

BK

 

Le Parisien, 23 juillet 2010

 

Le préfet Christian Lambert en a fait la promesse lors de sa visite dans le quartier Villette-Quatre-Chemins, à Aubervilliers, le 1er juillet : « Vous allez voir plus de policiers. A pied, à moto, à vélo, ils iront chercher les voyous là où ils sont. Il n’y aura pas de zone de non-droit. » Les maires (PS) d’Aubervilliers et Pantin, Jacques Salvator et Bertrand Kern, l’ont pris au mot. Dans un courrier adressé ces jours-ci à la préfecture, ils réclament la mise en place d’une unité de police de quartier (Uteq) sur ce quartier commun à leurs deux villes. « Vos propos le 1er juillet à Aubervilliers montrent que vous souhaitez une réponse forte aux difficultés que rencontrent les habitants de Villette-Quatre-Chemins. Nous partageons cette conviction », écrivent les deux élus. « Nous regrettons tous deux la suppression de la police de proximité décidée par Nicolas Sarkozy il y a huit ans, précise Bertrand Kern, le maire PS de Pantin. La présence quotidienne de ces policiers avait permis d’apaiser le climat sur ce secteur. Nous appelons donc de nos vœux cette Uteq. »

 

Contactée, la préfecture ne souhaite pas s’exprimer pour l’heure. Le trafic de drogue mine le quartier Villette-Quatre-Chemins Il y a un an déjà, en avril 2009, les maires d’Aubervilliers et Pantin avaient fait une demande identique à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur. « Elle nous avait répondu que notre demande était légitime mais qu’il y avait d’autres villes prioritaires, rappelle Jacques Salvator. Le 24 juin, lors de sa visite à Bobigny, M. Hortefeux a annoncé qu’il entendait doubler le nombre des Uteq en France. Nous espérons donc cette fois être prioritaires. » A en croire les élus et les habitants, il y a urgence. « Ce quartier est incontestablement le plus difficile de nos deux villes », confirme Bertrand Kern. Vols avec violence, dégradations, cambriolages, trafics de drogue... La vie des habitants de Villette-Quatre-Chemins est rythmée par les incivismes et les actes de délinquance. La mise en place, il y a un an et demi, d’un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) sous l’égide du parquet de Bobigny a permis une légère baisse (- 3%). Néanmoins, la délinquance reste à un taux élevé : la police a répertorié pas moins de 979 faits constatés sur le premier semestre 2010, soit en moyenne 163 faits par mois! Enfin et surtout, les trafics de cocaïne et de crack ont explosé avec 110 faits constatés (consommation et trafic confondus) sur le seul premier semestre 2010. Et malgré plusieurs opérations policières d’envergure, les dealers — pour la plupart des jeunes du cru — tiennent toujours les halls et escaliers des immeubles tandis que les toxicomanes errent dans le quartier.

 

Par Bertrand Kern - Publié dans : A Pantin et en Seine-Saint-Denis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 10:00

Cette année encore, nous avons voulu renouveler l'opération "la rue est à nous" dans le quartier des Quatre-Chemins. Une belle opération qui permet aux habitants de s'approprier la rue autrement. Au programme notamment : atelier réparation vélo, parcous et jeux. Cet événement aura lieu tous les dimanches de 11h à 18h, à partir du 18 juillet et ce jusqu'au 17 octobre.

 

BK

 

 

Article du Parisien - 17 juillet

 

L’opération la Rue est à nous! redémarre demain à Pantin, et jusqu’au 17 octobre. Tous les dimanches, la portion de la rue Diderot située entre les rues Gabrielle-Josserand et Denis-Papin, le long du Cimetière parisien, est fermée aux voitures. Cette voie du quartier des Quatre-Chemins est réservée aux piétons et aux cyclistes. Des animations sont prévues avec un atelier de réparation de vélos, une école du vélo et des parcours et jeux à vélo.

 

 

 

Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /2010 09:00

Suite aux émeutes urbaines déplorables et condamnables qui ont secoué Grenoble le week-end dernier, transformant le quartier de la Villeneuve en zone de guerre, j’avoue avoir été sidéré par les déclarations du Ministre de l’Intérieur et de l’UMP, refusant fermement la demande socialiste d’un Grenelle de la sécurité publique au niveau national.

 

Pour Brice Hortefeux, « nous n'avons pas besoin de colloques, mais d'action, de fermeté et de résultats sur le terrain ». Il reprend ainsi les propos tenus par Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, dès lundi : « les problèmes de sécurité ne se règleront pas avec des colloques. On n'a pas besoin de colloques mais d'action». Quant à Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et secrétaire général de l'UMP en charge des questions de sécurité, il a jugé la proposition du Parti Socialiste d’organiser un grenelle de la sécurité comme «ridicule».

 

Ce point de vue martelé dans les médias me semble pour le moins curieux, tranchant notamment avec les décisions gouvernementales prises il y a quelques mois en matière de violence dans les établissements scolaires. Face au mouvement social animé par les enseignants et parents d’élèves de Seine-Saint-Denis, consécutif à des agressions répétées d’enseignants et d’élèves dans les établissements scolaires, Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale avait alors réagi par l’annonce d’un Grenelle de la sécurité à l’école, rassemblant tous les acteurs concernés. Cette décision était-elle à l’époque ridicule ? Je ne le crois pas, bien que j’ai à l’époque regretté qu’elle se substitue aux indispensables créations de postes de surveillants dans ces établissements.

 

Aujourd’hui, en matière de sécurité publique, le gouvernement fait le choix inverse, préférant dénigrer l’idée même d’une réflexion à l’échelle nationale sur les problèmes permanents d’insécurité que rencontrent certains de nos concitoyens.

 

Et bien, pour ma part, j’interprète ce choix comme une posture de communication visant avant tout à éviter une analyse approfondie de l’action de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, depuis 2002.

Refuser un Grenelle, refuser des échanges avec les élus locaux, avec les chercheurs, avec la société civile, ce n’est pas rendre service à nos concitoyens. C’est au contraire se donner les moyens de persister dans la stratégie adoptée depuis sept ans.

Consistant à mener des opérations coups de poing, à forte résonance médiatique mais à l’impact très limité dans la durée sur le terrain, cette stratégie ne concerne que la partie émergée de l’iceberg insécuritaire, celle qui fait les titres des journaux télévisés lorsque des voitures brulent ou que des policiers s’avèrent la cible de tirs à balles réelles. On déploie alors devant les caméras le Raid, les hélicoptères, les CRS. A court-terme l’ordre revient et les violences cessent. Mais à long terme, une insécurité diffuse, plus discrète mais quasi-permanente domine le quotidien de nos concitoyens. A cette insécurité là, Nicolas Sarkozy n’a jamais apporté de réponses. Bien au contraire, il est responsable de la suppression des polices de proximité et il préside aujourd’hui à des suppressions de postes massives parmi les effectifs de police d’un département comme la Seine-Saint-Denis.

 

Je suis convaincu qu’un Grenelle de la sécurité au niveau national n’entre en rien en contradiction avec le traitement à court-terme des violences urbaines. C’est pourquoi je le considère comme indispensable, afin de mettre enfin un terme à l’échec patent de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux en matière de sécurité, qui sacrifient certains territoires de notre République dès que le regard médiatique s’en éloigne, avant de s’indigner de voir surgir des situations incontrôlables.

 

BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 14:21

Certains retiendront de la 14e étape du Tour de France, entre Revel et Ax-les-Thermes, que la bataille tant attendue, mettant aux prises en haute altitude Andy Schleck et Alberto Contador, n’a pas vraiment eu lieu. C’est vrai, le maillot jaune luxembourgeois et le favori espagnol se sont neutralisés en se marquant à la culotte toute la journée.


Mais autour d’eux il faisait beau pour cette introduction dominicale aux Pyrénées, que chacun pouvait suivre avec plaisir, au bord des routes ou dans le confort de son salon. Et parmi les jolis paysages de l’Ariège un français a brillé, remportant l’étape au terme d’une superbe échappée, dans un joli numéro qui l’a vu résister au train des Astana et au rythme des meilleurs pour gravir seul l’une des ascensions les plus difficiles de ce Tour 2010.


Bravo donc à Christophe Riblon, ce jeune qui a grandi en Seine-Saint-Denis et a été formé à Villepinte, qui a connu les doutes, y compris sur ce Tour, mais vient d’inscrire à Bonascre une première grande ligne sur son palmarès. Ce ne sera surement pas la dernière.


Désormais, place au suspense. Ce Tour 2010, libéré de la présence étouffante d’un Lance Armstrong qui démontre chaque jour qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même, se révèle passionnant et indécis.


Hier, Schleck et Contador n’ont peut-être pas assuré le spectacle. Mais ils ont posé les bases d’un duel de haute volée qui se poursuivra jusqu’à jeudi dans les Pyrénées, avec en toile de fond le contre la montre de samedi, long de 52 km entre Pauillac et Bordeaux, dans lequel Alberto Contador partira largement favori. De son propre aveu, Andy Schleck doit prendre plus d’une minute et demie d’avance à son prestigieux rival pour conserver une chance de créer la surprise et d’atteindre en jaune les Champs Elysées.


Pourra-t-il accumuler ces précieuses secondes d’avance ? Bien malin qui pourrait le dire au vu de l’étape d’hier et du défi psychologique et physique que se sont livrés les deux coureurs.


Néanmoins, j’ai le sentiment que le jeune luxembourgeois a marqué des points, accumulant de la confiance pendant que Contador, grand favori de la montagne, échouait à le lâcher et à le dominer malgré les efforts considérables de son équipe.


A lui de le confirmer en attaquant enfin dans les prochaines heures et les prochains jours. A Contador, en revanche, de prouver qu’il n’en est rien et qu’il peut conserver sa suprématie sur une épreuve qu’il a déjà remporté à deux reprises.


Voilà qui promet d’être passionnant et attrayant ! Bonne semaine à tous les amateurs de vélo !

 

BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 10:01

Depuis plusieurs mois, nous, Claude Bartolone et moi-même , soutenons l'action des salariés de Téléperformance. Une rencontre a d'ailleurs eu lieu il y a de cela plusieurs semaines au Ministère du Travail, sans aucun résultat probant. La détermination des salariés fait face à la surdité d'une direction générale ayant pour seuls objectifs de maximiser les profits et réduire les coûts.

 

BK

 

 

La grogne se poursuit chez les salariés de Teleperformance. Dans la foulée des protestations de Pantin, des débrayages ont eu lieu en fin de semaine dernière dans plusieurs sites du leader mondial des centres d’appels : à Lyon, Rennes, Montpellier, Marseille, Toulouse, Belfort et Tours. Pendant ce temps, les représentants des syndicats et de la direction ont discuté d’un accord de méthode.

 

Huit cent trente suppressions d’emplois sont annoncées par le groupe, qui va notamment fermer d’ici à la fin de l’année le site de Pantin, qui compte 149 salariés. L’accord de méthode, s’il est accepté, établirait un calendrier définitif des négociations et fixerait à demain le début d’une procédure classique d’information-consultation du personnel à travers un comité central d’entreprise.


Le Parisien, 12 juillet 2010

Par Bertrand Kern
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 14:30

Je vous invite à lire cet article du Parisien qui relate la situation difficile vécue par les utilisateurs du RER E aux heures de pointe et pour les trains venant de Paris.

Je suis intervenu auprès du STIF sur ce dossier pour que des mesures soient prises rapidement afin de juguler le "flux" de voyageurs, en demandant notamment l'installation d'une passerelle provisoire.

BK


Le Parisien, 2 juillet par Marie-Pierre Bologna

«J’ai raté mon train! », s’emporte cette Pantinoise dans une gare au bord de l’asphyxie. Elle voulait faire rapidement l’aller-retour mardi en fin d’après-midi aux Galeries Lafayette à Paris pour échanger un article défectueux. En vain. Elle n’a même pas pu accéder aux quais du RER E. Avec l’arrivée des salariés de BNP-Paribas aux Grands Moulins, l’exercice, déjà difficile, relève de l’exploit aux heures de pointe. En 1990, la gare accueillait 3500 voyageurs par jour. Ils étaient 7500 il y a trois ans. Aujourd’hui, on a atteint la saturation avec près de 10000 voyageurs chaque jour. Et malgré l’arrivée massive d’usagers, des travaux d’envergure n’ont jamais été engagés. « Nous sommes conscients qu’il y a urgence. Des études sont en cours pour l’installation d’une passerelle provisoire », indique-t-on au Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) qui a inscrit l’aménagement de la gare au rang des priorités du contrat de plan de la région. Un seul accès à la station Aujourd’hui, la station n’a qu’un seul accès en guise d’entrée et sortie. Et ses quais sont trop étroits pour accueillir les voyageurs. En décembre, la SNCF a mis en place quelques mesures. La fréquence des trains est passée de quinze à huit minutes aux heures de pointe. Les rames s’arrêtent plus loin sur la voie pour laisser de la place aux usagers sur les quais. « Ces mesures ne sont pas suffisantes », insiste le maire (PS), Bertrand Kern. « J’aimerais qu’une passerelle provisoire soit installée en fin d’année ou en début d’année prochaine », poursuit-il. A l’entrée de la gare, mardi soir, les voyageurs attendent, eux aussi, une amélioration rapide de la situation. « Ce sont des mesurettes qui ont été mises en place par la SNCF! Je finis vers 18 h 15. Et bien, je ne suis jamais sûre d’avoir le train de 18 h 28! », peste une salariée de BNP-Paribas. « Aujourd’hui, j’ai pris ma voiture! », explique une autre employée qui préférerait pourtant emprunter les transports en commun. « Mais rater son train parce qu’on ne peut pas accéder au quai, c’est un comble! », conclut-elle.


 

 

 

 

Par Bertrand Kern - Publié dans : A Pantin et en Seine-Saint-Denis
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    

Dates importantes

 

JUILLET

 

13 juillet : Bal des pompiers, 20h30, La caserne, 93 rue Cartier-Bresson

 

14 juillet : Fête nationale, feu d'artifice, pique-nique, bal avec orchestre, Stade Charles-Auray, 10 rue Candale.

 


 

 

 

 

 

 


Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés