Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /2007 11:10
Des articles du Nouvel Obs, du Monde, Libé, de l'Express... La presse nationale a bien couvert l'événement de la venue de Ségolène à Pantin, démontrant par opposition qu'un certain candidat de l'UMP, lui, n'a pas mis un pied en banlieue depuis sa dernière sortie "au kärcher".

Ci-dessous une petite revue de presse...

Ségolène Royal insiste en banlieue sur le maintien des services publics

Nouvel Obs | 20.03.2007

Ségolène Royal s'est rendue une nouvelle fois en banlieue pour affirmer, mardi à Pantin (Seine-Saint-Denis), que l'Etat devait assurer les services publics

Ségolène Royal s'est rendue une nouvelle fois en banlieue pour affirmer, mardi à Pantin (Seine-Saint-Denis), que l'Etat devait assurer les services publics "à égalité sur tout le territoire national", tout en déléguant des compétences aux territoires.

"Un Etat qui fait confiance aux territoires qui l'entourent, et qui en même temps reste fort pour assurer l'égalité entre les territoires et le maintien des services publics, est dans son rôle", a-t-elle déclaré lors d'une "rencontre populaire" dans la maison de quartier des Courtillières, devant 200 à 300 habitants.

La candidate socialiste s'est rendue plusieurs fois en banlieue depuis le début de sa campagne, notamment à Clichy-sous-Bois et dans la banlieue de Lyon, à Vaulx-en-Velin. Chaque fois, elle a reçu un accueil chaleureux.

A Pantin, une foule jeune se pressait pour l'apercevoir, en criant "Ségolène présidente" ou "il faut gagner !". "Ca dépend de vous !", répondait-elle. Les femmes essayaient de se faire photographier avec elle, les enfants jouaient des coudes pour l'approcher, en dépit du mur de caméras qui l'entourait. "Je la vois, Ségolène présidente !", lançait un garçon, juché sur une voiture.

Le maire PS de Pantin, Bertrand Kern, s'est plaint que le projet de rénovation des Courtillières, enclenché il y a sept ans, n'ait toujours pas abouti. "Il faut une réactivité plus grande de l'Etat", a-t-il souligné.

"La droite affaiblit les services publics, ici les gens attendent beaucoup de l'Etat", a renchéri Claude Bartolone, député fabiusien de la circonscription.

Marie-Clémentine, présidente d'une association de femmes, s'est plainte que les subventions mettent un an à arriver. Thérèse lui a demandé si elle allait rétablir la police de proximité, avec qui "les habitants étaient en bonne intelligence". La présidente d'une association des parents élèves a regretté des fermetures de classes et le président d'une régie de quartier a souligné le manque d'aide de l'Etat aux structures associatives.

"Je veux un Etat qui assure la présence du service public à égalité sur tout le territoire national, en milieu urbain comme en milieu rural, et qui assure aussi le service public en direction de toutes les catégories de la population", a déclaré Ségolène Royal.

Elle a assuré aux habitants que, si elle est élue, la police de proximité serait rétablie et les moyens rendus à l'école "dès la prochaine rentrée". Elle a affirmé aussi qu'elle allait "décentraliser l'Etat", notamment en ce qui concerne la politique de la ville, pour que "ça aille plus vite".

"Les maires, les associations, les citoyens en conseils de quartiers, savent mieux que quiconque et certainement mieux qu'un chef de bureau du ministère de la Ville ce qui est important pour eux", a-t-elle estimé, annonçant "un vaste mouvement de rapprochement des décisions des territoires, ce qui ne veut pas dire un Etat plus faible".

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France 24

me Royal a insisté mardi à Pantin sur le maintien des services publics sur tout le territoire national

Ségolène Royal en visite à Pantin (Seine-saint-Denis) le 20/03/2007 - AFP/Eric Feferberg

Elle a affirmé que l'Etat devait assurer les services publics "à égalité sur tout le territoire national", tout en déléguant des compétences aux territoires.

Elle a notamment indiqué qu'elle allait "décentraliser l'Etat", surtout en ce qui concerne la politique de la ville, pour que "ça aille plus vite".

"Les maires, les associations, les citoyens en conseils de quartiers, savent  mieux que quiconque et certainement mieux qu'un chef de bureau du ministère de  la Ville ce qui est important pour eux", a-t-elle estimé, annonçant "un vaste mouvement de rapprochement des décisions des territoires, ce qui ne veut pas  dire un Etat plus faible".

A Pantin (Seine-Saint-Denis), une foule jeune se pressait pour l'apercevoir, en criant "Ségolène présidente" ou "il faut gagner!". "Ca dépend de vous"!, répondait-elle. Les  femmes essayaient de se faire photographier avec elle, les enfants jouaient des coudes pour l'approcher, en dépit du mur de caméras qui l'entourait. "Je la  vois, Ségolène présidente !", lançait un garçon, juché sur une voiture.

Le maire PS de Pantin, Bertrand Kern, s'est plaint que le projet de  rénovation des Courtillières, enclenché il y a sept ans, n'ait toujours pas  abouti. "Il faut une réactivité plus grande de l'Etat", a-t-il souligné.

Marie-Clémentine, présidente d'une association de femmes, s'est plainte que les subventions mettent un an à arriver. Thérèse lui a demandé si elle allait  rétablir la police de proximité, avec qui "les habitants étaient en bonne  intelligence".

De son côté, la présidente d'une association des parents d'élèves a regretté des fermetures de classe alors que le président d'une association de quartier a souligné le manque d'aide de l'Etat aux structures sociales.

Séglène Royal a notamment assuré aux habitants que, si elle est élue, la police de proximité  serait rétablie et les moyens rendus à l'école "dès la prochaine rentrée".

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© Reuters

Ségolène Royal promet à Pantin un Etat plus efficace

L'Express du mercredi 21 mars 2007

Ségolène Royal a promis mardi de rendre l'Etat plus efficace si elle est élue présidente de la République.

Lors d'un déplacement à Pantin, en Seine-Saint-Denis, la candidate du PS s'est rendue dans le quartier des Courtillières, où le taux de chômage dépasse 20% et dont la rénovation est freinée depuis sept ans par l'administration centrale, selon le maire socialiste de la ville, Bertrand Kern.

"Les gens sont exaspérés d'attendre aussi longtemps entre le moment des annonces et des promesses et le moment où la vie change vraiment", a affirmé Ségolène Royal dans les couloirs du centre municipal provisoire de santé, qui accueille les habitants en attendant que le nouveau centre soit achevé.

"Il faut raccourcir ce temps, c'est un des objectifs de la réforme du fonctionnement de l'Etat qui sera inscrite dans la VIe République", a-t-elle ajouté.

La candidate socialiste a renouvelé son souhait de nouer un contrat "gagnant-gagnant" avec les territoires et les élus locaux pour permettre une plus grande efficacité, notamment en décentralisant "les moyens financiers de la politique de la ville".

"Cette façon de faire permettra d'aller plus vite et de limiter et de réduire les gaspillages", a expliqué Ségolène Royal, soulignant que "le temps, c'est des moyens financiers et quand on va plus vite on économise des fonds publics".

A la Maison de quartier toute proche, elle a défendu les services publics devant des dizaines de riverains, insistant sur la santé et l'éducation et rappelant qu'elle souhaitait créer une "police de quartier".

"La Nation tient debout si l'Etat et les services publics tiennent solidement", a-t-elle expliqué.

Ségolène Royal était notamment accompagnée de Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis et ministre de la ville de Lionel Jospin.

Elle visitera mercredi une maison de retraite à Saint-Maur, dans le Val-de-Marne, en compagnie de Patrick Pelloux, président de l'association des médecins urgentistes hospitaliers.

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Mme Royal veut "une procédure d'urgence" pour les banlieues
LE MONDE | 21.03.07 | 15h00  •  Mis à jour le 21.03.07 | 15h00

Ségolène Royal en visite à Pantin (Seine-Saint-Denis), le 20 mars 2007. | REUTERS/CHARLES PLATIAU
REUTERS/CHARLES PLATIAU

e la mairie de Pantin (Seine-Saint-Denis), où l'attendaient les élus socialistes, au quartier des Courtillières, Ségolène Royal a pris un minibus pour s'arrêter devant des immeubles délabrés. Ici, la précarité s'est aggravée : le chômage dépasse 20 %, les bénéficiaires du RMI atteignent 22 % alors qu'un tiers des habitants a moins de 20 ans. Un seul commerce est ouvert, une pharmacie.

Les travaux de rénovation, lancés il y a sept ans par le socialiste Claude Bartolone, alors ministre de la ville, démarrent à peine. En attendant que le chantier mitoyen s'achève, un centre municipal de santé, provisoire, a ouvert ses portes au pied des immeubles. D'emblée, la candidate socialiste attaque la question des délais. "Un Etat moderne, une République moderne doit agir rapidement, dit-elle. Il y a des procédures d'urgence. Après tout, le Stade de France, ça a été rapide. Quand on veut, on peut."

Pour Mme Royal, c'est une preuve supplémentaire de la nécessité d'engager une nouvelle étape de la décentralisation. Une "illustration" de la VIe République qu'elle veut promouvoir. "L'Etat donnera des responsabilités aux élus locaux qui, en contrepartie, devront rendre des comptes." L'action de ces élus de "proximité", en relation avec les conseils de quartier, ajoute-t-elle, "c'est vraiment mieux qu'un chef de bureau au ministère de la ville". C'est aussi une source de gaspillage que la candidate dénonce : "Plus les années passent, plus les travaux sont chers."

Aux résidents qui se pressent dans un joyeux brouhaha pour l'écouter, un peu plus loin, dans la maison populaire de quartier, elle répond à la demande de responsables associatifs : "Les moyens seront rendus à l'école dès la prochaine rentrée scolaire, une police de quartier sera créée dans toutes nos villes, et les associations seront soutenues."

EMPLOIS-TREMPLINS

"Ségolène présidente !", l'acclame gentiment à la sortie une foule de 200 à 300 personnes, tandis que les plus jeunes se bousculent autour d'elle. C'est ici, aussi, qu'elle choisit de commenter la journée de manifestations des enseignants en réaffirmant son intention de remettre des emplois-tremplins dans les établissements.

Après Bondy, Clichy-sous-Bois, et Pantin, en Seine-Saint-Denis, Vaulx-en-Velin dans le Rhône, Mme Royal devrait poursuivre son périple à Villeurbanne, samedi 24 mars, pour participer, pour la seconde fois, au Parlement des banlieues. Un territoire que lui dispute François Bayrou, mais que Nicolas Sarkozy a du mal à aborder.


Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 22.03.07
Par Bertrand Kern - Publié dans : A Pantin et en Seine-Saint-Denis
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 16:38

Mardi 20 mars
à partir de 15h30

Un mois quasiment jour pour jour avant le premier tour de l'élection présidentielle, notre candidate vient rencontrer les habitants des Courtillières. Ce quartier symbolise les programmes de renouvellement urbain à la sauce Borloo,  mais aussi les retards que prennent les travaux.

Je l'accueillerai avec
Claude Bartolone en Mairie à 15h30. Nous nous rendrons ensemble  aux Courtillières.

Après une visite au Centre municipal de santé Ténine, elle rencontrera les habitants et les associations du quartier à 17h à la Maison de Quartier des Courtillières.

J'espère voir les pantinois nombreux à cette rencontre. C'est l'occasion de rencontrer Ségolène pour la soutenir !

Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /2007 17:43

"Voter Royal, non, mais voter socialiste, oui", se résignent des profs de la Seine-Saint-Denis
LE MONDE | 14.03.07
PIERREFITTE ET VILLEPINTE (Seine-Saint-Denis) ENVOYÉ SPÉCIAL

i l'élection présidentielle est une histoire de désir et de choix personnels entre des électeurs et un élu, alors Ségolène Royal a perdu leur vote. Si c'est une affaire de choix rationnel entre une politique de gauche ou de droite, alors la candidate socialiste peut encore espérer. Dans les collèges de Villepinte et de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), les professeurs balancent entre un jugement très sévère sur la personnalité et les méthodes de "Ségolène" et la volonté, profondément ancrée, d'en finir avec la droite au pouvoir.

Car Ségolène Royal pose un problème de confiance à ces enseignants, souvent très jeunes. Une blessure ouverte en novembre 2006 : "On a tous en tête ses déclarations sur les 35 heures des profs", témoigne Emilie Respingue, professeure de lettres de 27 ans, en référence à la vidéo pirate diffusée sur Internet dans laquelle elle proposait que les enseignants assurent 35 heures de présence.

Avec cette proposition, Ségolène Royal a instillé le doute. Pour beaucoup, elle a rejoint, par démagogie, le chœur de ceux qui dénigrent les enseignants "absentéistes" ou "privilégiés". Alors que, eux, attendent du futur président une réponse sur leur angoisse de dévalorisation de leur profession, aussi bien sur le plan matériel que symbolique. "Je crois que personne ne s'est remis de cette déclaration. C'était une phrase choc pour plaire au grand public en laissant entendre que les profs ne font rien et qu'on est toujours en vacances", poursuit Emilie Respingue, en poste à Pierrefitte.

A cause de ce passif, la candidate socialiste souffre d'une image très médiocre. Dans les "salles des profs" ne s'exprime pas d'adhésion forte, pas de sentiment de proximité avec la candidate. Et le fait d'être une femme politique n'y change rien, y compris dans des collèges où le corps enseignant est traditionnellement très féminisé. Mais ces critiques sont loin d'entraîner un basculement à droite. Voter pour l'UMP reste impossible pour ces enseignants : les conflits de ces dernières années, marqués par des "défaites" importantes (retraites, loi Fillon sur l'école, suppression de postes), ont accentué le ressentiment vis-à-vis des gouvernements sortants.

De ce point de vue, les manoeuvres de séduction de Nicolas Sarkozy ne changent rien : dans ces collèges des quartiers populaires, le ministre de l'intérieur apparaît comme celui qui soutient les réductions budgétaires et qui défend une approche "managériale" de l'éducation nationale. "Il fait des beaux discours sur les enseignants, mais personne ne peut le croire", estime Marie Le Padellec, 26 ans, professeure d'anglais à Pierrefitte.

François Bayrou, alors ? Le principe de précaution politique conduit à se méfier d'un ancien ministre de droite. Dans les établissements, on imagine mal qu'il ait pu changer de camp, sauf pour le temps d'une campagne. "Une fois au pouvoir, on est sûr qu'il mènera une politique libérale", affirme ainsi Marylène Molari, 29 ans, enseignante de lettres à Pierrefitte.

Depuis que le candidat UDF est monté dans les sondages, il a suscité plus d'intérêt. Mais de raz de marée, non : "Il se présente comme un candidat antisystème. Mais on n'est pas des crétins ! On voit bien que c'est un produit médiatique", glisse Régine Charles, 36 ans, enseignante d'histoire et de géographie à Pierrefitte. Ceux qui avaient marqué un intérêt par rapport à sa candidature sont allés chercher son programme pour l'éducation. Et n'ont rien trouvé ou presque : "Son discours peut être séduisant, mais on voit vite qu'il cherche surtout à ratisser le plus large possible", affirme Souad Tayebi, 29 ans, enseignante en sciences de la vie et de la Terre à Pierrefitte, qui tranchera au dernier moment. "Bayrou n'a pas de position, il évite de trop se mouiller, relève Emilie Respingue. Royal, on ne l'apprécie pas, mais c'est quand même la moins pire sur le fond."

Après beaucoup d'hésitations, beaucoup retournent ainsi à la case départ. Voter Royal, non, mais voter socialiste, oui. "C'est pas pour elle, c'est pour le Parti socialiste, pour la gauche. Même si on n'est pas satisfait avec Royal, on sait, en tant qu'enseignants, qu'on pourra discuter avec un gouvernement qui nous écoutera", explique Stéphane Schermann, 37 ans, professeur de lettres à Villepinte. "Il reste des réflexes culturels forts", sourit Régine Charles.


Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 15.03.07
Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes livres et articles du moment
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 15:00
Il existe dans notre ville, dans nos quartiers et plus généralement dans les banlieues de notre pays, une population qui souffre de plus en plus de l'obscurantisme et de la bêtise.

Ce phénomène que nous connaissons a d'ailleurs été mis en exergue par une enquête menée en Seine-Saint-Denis par Maryse Jaspard, chercheuse à l'Institut National des Etudes Démographiques et reprise avant hier par Libération.

Je parle, bien sûr des jeunes filles qui, depuis quelques années subissent de plein fouet un harcèlement moral, sexuel ou religieux quotidien de la part d'une poignée d'imbéciles qui se revendiquent comme étant des petits caïds ou des chefs spirituels.

Ces entraves à la liberté d'épanouissement individuel, d'accomplissement personnel sont indignes de notre degré de développement. Elles constituent une véritable régression sociale et sociétale que nous devons dénoncer et à laquelle nous devons nous attaquer.

A mes yeux et à ceux des élus de ce conseil municipal, il n'existe aucune cause légitime, aucun prétexte, aucune croyance qui justifie que l'on empêche une catégorie de population de vivre sa vie comme elle l'entend pour la simple raison qu'elle aurait le tort de ne pas appartenir à la « bonne moitié de l'humanité ».

Je crois qu'il s'agit là d'un des plus importants défis que nous ayons à relever  dans les prochaines années.

Néanmoins, je dois vous confier que j'ai des sentiments très ambivalents sur cette Journée de la femme. Je suppose que je ne suis pas le seul ! A titre personnel, je n'ai jamais aimé qu'on considère les femmes comme une catégorie à part, voire, parfois, comme une minorité, alors que vous êtes une majorité.

Je sais pourtant que cette journée a du bon : elle permet de mettre les femmes à l'honneur et c'est très bien. C'est aussi l'occasion de tirer des bilans, de donner des informations sur ce que sont les inégalités dans notre société ; cela peut donner à penser, à réfléchir et peut-être inciter à faire mieux.

Mais il y a aussi un côté "bonne conscience", "bonne action", pour tout dire, qui peut faire sourire : une fois par an, on fait une Journée de la femme et puis, le reste du temps, on pense à autre chose et on reprend ses bonnes vieilles habitudes sexistes.

Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 14:30
Un article édifiant, terrifiant pour un Maire comme moi d'une ville de Seine Saint-Denis. Ségolène Royal n'a pas tort d'insister sur cette problématique, il faut que les choses changent !



 Alarmante violence sur les jeunes femmes

En Seine-Saint-Denis, une étude a été menée sur les 18-21 ans. Une première.
Par Catherine COROLLER
Libération du mardi 6 mars 2007
«Les jeunes femmes sont particulièrement victimes de violences», «l'espace public est sexiste et inégalitaire, les jeunes filles ne peuvent pas s'y déplacer librement» et «le cadre familial est particulièrement "dur" pour les filles». Les résultats, encore partiels, de l'enquête présentée hier sur «les comportements sexistes et les violences envers les filles», réalisée en 2006 par le conseil général de Seine-Saint-Denis, sont alarmants. Cette étude quantitative, la première sur ce sujet en France, a été réalisée auprès de 1 600 jeunes femmes du département âgées de 18 à 21 ans.
Spécialiste des violences faites aux femmes, Maryse Jaspard, responsable scientifique de cette enquête, se dit «étonnée par l'ampleur du phénomène». Pourtant, cette socio-démographe connaît bien le sujet. Chercheuse à l'Institut national d'études démographiques (Ined), elle a dirigé l'enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff) de 2000. Selon l'étude du conseil général de Seine-Saint-Denis, 23 % des enquêtées affirment avoir subi des violences physiques (bousculades, empoignades, gifles, coups, menaces avec arme) au moins une fois dans leur vie (à l'exception de la dernière année), 30 % au cours des douze derniers mois. Sur cette même période, seize filles ont déclaré avoir été l'objet d'une tentative de meurtre. Concernant les agressions sexuelles (mains baladeuses, avances, chantage sexuel, strip-tease imposé), les chiffres sont respectivement de 14 % et 5 %. Seize filles se disant également victimes de tentatives de viol, dix d'un viol.
«Espaces publics». Théâtre de ces violences : le cadre familial pour les violences physiques. «On ne s'attendait pas à trouver avec une telle ampleur des taux de brutalité physique exercée par des membres de la famille sur des jeunes femmes majeures», commente Maryse Jaspard. Les pères sont responsables des violences les plus graves, suivis des beaux-pères, des mères puis des frères. Le harcèlement sexuel a plutôt pour cadre les «espaces publics». Selon Maryse Jaspard, «l'approche statistique confirme ainsi ce que dénoncent avec véhémence les mouvements sociaux de femmes : les deux tiers des jeunes filles enquêtées ont déclaré avoir subi du harcèlement sexuel ­ autre que verbal ­ alors qu'elles circulaient dans un lieu public». Les violences sexuelles (attouchements, tentatives de viol et viols) se déroulent plutôt dans le cadre familial et sont principalement perpétrées par des proches. L'université apparaît comme un «lieu protecteur». Les taux de violences physiques et sexuelles y sont divisés par deux par rapport à ceux des autres cadres de vie.
DOM. Ces chiffres peuvent-ils s'expliquer par l'origine sociale ou géographique de ces familles ? A la première question, Maryse Jaspard répond par la négative : «Il n'y a pas de liens significatifs entre les niveaux de violences subis et l'appartenance sociale.» A contrario, il semble qu'il y en ait un avec le pays de naissance des filles et de leurs parents : «Les enquêtées de nationalité étrangère [14 % de l'échantillon, ndlr] ainsi que celles originaires des DOM [4 %] ont été davantage victimes de violences physiques et sexuelles au cours de leur vie que celles qui sont nées et ont grandi en métropole.»
Ces mauvais résultats pourraient s'expliquer en partie par une «libération de la parole», et par un abaissement du «seuil de tolérance des comportements sexistes». Pour Maryse Jaspard, le développement de «l'estime de soi» chez les filles pourrait susciter chez les hommes une volonté de contrôle accru sur les femmes, voire des violences.


http://www.liberation.fr/actualite/societe/238946.FR.php
Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes livres et articles du moment
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 09:09


Rue Hoche

Pour un élu local, il y a toujours un moment délicat dans la transformation de sa ville : c'est la période des travaux.



  
Rue Hoche

Transformer sa ville nécessite du temps. Le temps des projets, de la concertation, de leur instruction. Puis vient le temps du montage technique et financier. Et enfin, le temps des appels d'offres et des travaux. Quand commencent les travaux, on rentre dans la passe difficile, car l'impatience nous guette !

Même si les pantinois sont plutôt sympas et patients à ce sujet (peut-être parce qu'ils savent que tous ces travaux sont faits pour leur rendre la vie plus agréable !), ils doivent en avoir un peu assez, tout comme moi d'ailleurs ! D'où ce petit mot pour dire : vivement la fin des travaux, pour que notre ville soit plus belle. Parce que Pantin le vaut bien....!
          
Par Bertrand Kern - Publié dans : A Pantin et en Seine-Saint-Denis
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 16:15




Date de sortie : 14 Février 2007  
Réalisé par Olivier Dahan
Avec Marion Cotillard, Jean-Pierre Martins, Gérard Depardieu
Durée : 2h 20min.




Edith Piaf, voilà une femme remarquable !

Née dans la pauvreté, élevée dans un bordel, chanteuse de rue à ses débuts, son immense talent, sa volonté et sa combativité en ont fait l'une des plus grandes chanteuses de tous les temps.

Elle est décédée en 1963, j'avais un an. De son histoire, de ses écueils, de ses passions artistiques et amoureuses qui l'ont consumée, je ne savais rien jusqu'à ce que je vois "La Môme". Avec ce film formidable, je l'ai découverte. L'interprêtation de Marion Cotillard est saisissante de vérité, d'émotion, et elle mérite mille fois les louanges qu'elle reçoit sur son travail d'actrice.

Même si les allers-retours historiques de la mise en scène peuvent être déroutants, c'est un très bon film, sur un grand destin.

Si vous ne l'avez pas encore vu, je vous le recommande  !
Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes films
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 15:51
Né à Belfort, dans cette région de l'Est si froide l'hiver, mais dont les coeurs sont bien souvent très chauds, tout gamin je me suis pris de passion pour le club de football local, le FC Sochaux-Montbéliard.

A 13 ans, je prenais le bus devant l'Abattoir de Belfort (aujourd'hui disparu) pour aller au Stade Bonal.  La place de "Populaire" coûtait alors, en 1975, 7 francs...

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Cà fait 70 ans que ce vieux club, l'un des premiers "pros" en France, n'a pas gagné la Coupe de France. Cette année, le parcours est irréprochable ! Saint-Etienne, Monaco, le PSG sont tombés sous nos griffes ! Les parisiens sont les derniers en date, la semaine dernière, suite à deux superbes buts d'Isabey et de Dayano.

En demi, on rencontre le petit club de Montceau les Mines. La finale nous tend les bras, mais attention ! Lens et Bordeaux, deux cadors de la L1, sont déjà tombés en Bourgogne !
Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes commentaires sportifs
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 14:50
Une longue interview de moi dans les "Echos Île de France" du mois dernier, datée du 22 février 2007, à découvrir sur le lien suivant :

http://intranet.info.ville-pantin.fr/xoops2/modules/wfsection/download.php?fileid=1380
Par Bertrand Kern - Publié dans : Les médias en parlent
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 11:14


Il aura suffit d’une opération intelligemment pensée et remarquablement organisée afin de rendre visible le malheur des SDF. Elle aura tout de même permis au Président de la République de découvrir la pauvreté et son corollaire le mal logement.

Lors de ses traditionnels vœux de fin d’année le 31 décembre dernier, le Président a donc annoncé la prise en compte des griefs de l’association "Les Enfants de Don Quichotte" : la France va désormais se doter d’un droit au logement opposable. Comme en Ecosse où l'on expérimente prudemment ce droit dans un contexte très différent et où ne s’exerce pas la même pression démographique.

A quoi cela va-t-il servir concrètement ?


Tout d’abord, fin 2008, le texte s’appliquera aux personnes en difficulté : les sans-abri, travailleurs pauvres, femmes isolées avec enfants. Le deuxième volet sera quant à lui plus tardif puisqu’il n’est prévu que pour le 1er janvier 2012 :
"le droit au logement opposable concernera alors toutes les personnes ou toutes les familles logées dans des habitations insalubres ou indignes" a indiqué le Premier ministre dans sa première conférence de presse de l’année.

Alors, comment interpréter cela ? Elan sincère de solidarité et prise en compte collective relayées par les médias ? Ce qui est certain, c’est que l’ombre de la campagne présidentielle plane. Et aussi sans doute la rivalité avec le ministre de l’intérieur futur candidat de l’UMP à cette élection.

Est ce vraiment la bonne solution ?

Chacun et chacune, la main sur le coeur, va professer de sa conviction que le droit au logement opposable est la solution à toutes les difficultés.

Et puis certains, une fois rentré chez eux, dans leur mairie, au Raincy, à Neuilly sur Seine et dans bien trop d’autres villes encore, continueront de refuser de construire des logements sociaux et resteront largement en deçà du seuil de 20% imposé par la loi SRU.

J'ai peur que la politique et les politiques, une nouvelle fois, dans cette affaire, se déconsidèrent à nouveau, en prenant des engagements qui ne seront pas tenus. Il devient vraiment urgent d’agir pour que certains politiques cessent d’évoluer vers une forme particulière de marketing car c’est à terme une voie sans issue voire dangereuse.

Tout cela mérite mieux que des bons sentiments et une loi votée à la va vite.

Dans l’immédiat, à parc social constant, dans une situation où plus de 1 300 000 personnes sont inscrites comme demandeurs de logements sociaux, la création par une loi très médiatique d’ayants droits prioritaires disposant d’un coupe-file sera sans doute mal vécue. Aux nouveaux droits des uns correspondra inéluctablement la perte de droits pour d’autres.


Quelles solutions appliquer pour une politique du logement efficace ?


 Commencer sans nul doute par l’application stricte de la loi SRU qui oblige toutes les communes à offrir au moins 20% de logements sociaux. Peut-être même faudrait-il mettre en oeuvre le droit de réquisition réactivé en 1995 et si peu utilisé depuis.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’obligation de résultats ne sera atteinte qu’au prix
d’importants moyens consacrés au logement, d’une politique de réduction des prix du foncier, de l’immobilier comme des loyers et d’une relance immédiate et massive du logement social.

Du logement social sous toutes ses formes en locatif comme en accession, mais du logement vraiment social.

On ne dénoncera jamais assez le paradoxe actuel d’un nombre record de constructions neuves, mais de la part dérisoire de logements correspondant aux besoins de ceux qui sont sur les listes d’attente.

Et quand le gouvernement parle de 80 000 logements HLM construit, il faut savoir que c’est moins de 54 000 qui sont à des prix abordables pour les demandeurs de logements sociaux.

On voit bien que la situation du logement social se dégrade et que cela ne saurait durer. Je suis fondamentalement convaincu qu’un véritable « plan Marshall » pour le logement social doit être rapidement mis en place.

Je reste persuadé que l’objectif de 120 000 constructions de nouveaux logements sociaux est encore insuffisant. Finançons le logement social à « guichet ouvert », améliorons les aides à la pierre, subventionnons l’achat du foncier dans les zones denses car Il y a désormais urgence.

Ce serait un signe fort et un point d’appui incontestable pour que les politiques publiques, à tous les échelons, s’imposent cette obligation de résultats.

Par Bertrand Kern - Publié dans : Mes idées/Mon engagement
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