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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 09:22
Observateur forcé du sarkozysme, j'ai depuis quelques temps le sentiment d'assister à une impressionnante et effrayante sortie de route. La semaine écoulée n'a fait qu'exacerber cette impression, qu'une certaine complaisance des médias ne parvient plus à masquer pleinement.

Ce serait en effet difficile, lorsque notre président semble déterminé à peser sur la justice et à l'instrumentaliser pour parvenir à assouvir, contre vents et marées, sa soif de vengeance personnelle à l'égard de Dominique de Villepin. Voilà donc le chef de l'Etat, garant de l'indépendance de la justice, qui obtient du procureur de la République Jean-Claude Marin,  la procédure d'appel qu'il ne peut lui même engager. Les dénégations de l'Elysée, sans convaincre personne, me semblent au contraire souligner l'illégitimité et le caractère injustifiable de cette démarche. Malgré des mois d'efforts de communication, l'image d'un Sarkozy apaisé est écornée au profit de celle, anxiogène, d'un président hors de contrôle.

Or son attitude fait des émules. Je pense ici à Valérie Pecresse, menant la vie dure aux amis de Roger Karoutchi, son rival déchu pour la candidature aux élections régionales en Ile-de-France. J'ai ainsi découvert avec surprise que l'UMP écartait à la dernière heure sa tête de liste pressentie en Seine-Saint-Denis, Patrick Toulmet, trop proche d'Eric Raoult, maire du Raincy et soutien de Karoutchi. Il sera remplacé par Bruno Beschizza, représentant de la société civile et dirigeant du syndicat de police Synergie. C'est pourquoi, avec un certain humour et pas mal de colère, Eric Raoult évoque dans la presse une « bavure électorale ».

Au vu du Conseil national de l'UMP qui a rendu publiques samedi dernier les listes du parti présidentiel pour les élections régionales, cette bavure n'avait rien d'exceptionnel. L'ambiance y a été décrite comme morose. Les listes mal établies, se sont vues accueillies tantôt par le silence, tantôt par les huées. Cette bronca touche aussi le groupe parlementaire UMP, ses députés traînant les pieds, n'acceptant plus les candidats imposés par l'Elysée dans leurs territoires, certains d'entre eux parlant « d'affront » ou annonçant leur volonté « de ne pas faire campagne ».

Voilà un triste début de campagne auquel l'acharnement présidentiel vis à vis de Dominique de Villepin n'était sans doute pas étranger, approfondissant les divisions et plaçant une fois de plus Nicolas Sarkozy en porte à faux avec certains de ses soutiens passés.

Je ne crois pas que ces tensions soient éphémères. Je pense au contraire qu'elles témoignent d'un essoufflement du sarkozysme et de ses méthodes de gouvernance. Ses choix politiques suscitent une défiance croissante des Français, pour qui il est de plus en plus clair qu'il n'est pas le président du pouvoir d'achat et de l'emploi mais le fossoyeur des finances publiques et le protecteur des plus favorisés.
Le président qui se voulait celui du volontarisme s'est désormais contraint à une politique de rigueur tous azimuts, qu'il devient impossible de masquer. Ses stratégies médiatiques, si efficaces par le passé, ne fonctionnent plus, à l'image de cet écran de fumée qui n'a pas fait long feu, le débat sur l'identité nationale. Ainsi, dans un sondage diffusé lundi dernier, seuls 22,2% des sondés ont répondu «oui» à la question: «Estimez-vous que le débat sur l’identité nationale a été constructif?».

Peut-être devrais-je me réjouir devant ce sarkozysme qui déçoit et ne convainc plus, devant cet omniprésident qui ne se contrôle plus et ne contrôle plus ses troupes. Mais pour être franc, ce phénomène m'inquiète, à l'heure où notre pays se trouve face au défi d'une sortie de crise difficile.

Le gouvernement entend réformer notre système de retraites mais annonce déjà qu'il le fera dans l'année, à marche forcée. Les innombrables ballons d'essai lancés ces derniers jours sont autant de provocations adressées aux syndicats : retardement de l'âge légal de départ à la retraite, ou modification du mode calcul des retraites des fonctionnaires. Tout laisse craindre une fuite en avant, une réforme bâclée, sans consensus, sans même l'ombre de ce pacte social sous-jacent, qui me semble indispensable pour penser l'avenir de notre système de retraites.
Or face au risque d'une fuite en avant d'un sarkozysme détricotant notre modèle social et hachant menu nos services publics, les contre-pouvoirs efficaces sont rares au niveau national ... Plus le quinquennat de Nicolas Sarkozy avance et plus le temps semble long avant les échéances de 2012

D'où l'importance, dans l'intervalle, des élections régionales qui se profilent à l'horizon, qui constitueront un rendez-vous décisif, je ne le répéterai jamais assez. Un succès de la gauche permettra aux régions de s'opposer, fédérant les collectivités locales et proposant un autre mode de gouvernance, une autre manière d'envisager l'avenir.

Mais un succès, voire un demi-succès de l'UMP, ouvrirait, lui, la voie à tous les dangers dont est porteur ce sarkozysme, qui, même en pleine sortie de route, ne ralentit pas.

BK
Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 17:33
Dans son « projet pour l'Ile-de-France », Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, présente ses propositions pour un « Grand Paris de l'emploi, de l'innovation et de la croissance » et imagine onze grands pôles économiques dont un pôle à Pantin.


Ce pôle serait  "tourné vers la création et l'implantation de grandes marques (...)"  permettrait de développer les industries de la mode et du luxe ».

Avec cette proposition, Valérie Pécresse démontre une nouvelle fois sa méconnaissance du territoire francilien. Elle a en effet une fâcheuse tendance à proposer ce qui existe déjà, essayant ainsi de récupérer le travail des autres.

Depuis plus de 10 ans, la ville de Pantin requalifie le quartier des Quatre-Chemins par la promotion artisanale et l'installation d'artisans créateurs :

- Le 1er mars 2006, Pantin a été la première ville de Seine-Saint-Denis à recevoir le label « Ville et Métiers d'Art »

- En 2008, le pôle des métiers d'art de Pantin a pris une nouvelle dimension avec l'ouverture du Centre de Ressources Départemental des Métiers d'Art, baptisé Maison Revel

- A ce jour, une trentaine d'artisans exercent leur activité et dans les cinq prochaines années, la ville de Pantin souhaite favoriser l'installation d'une quarantaine d'ateliers privés et développer la superficie actuelle du pôle (1500 m2) de 1000 m2 supplémentaires

Quant à « l'implantation de grandes marques », elles sont belles et bien présentes à Pantin:

- Chanel-Bourjois, déjà installée durablement sur le territoire pantinois, a choisi d'y implanter son futur laboratoire de Recherche et Développement à l'horizon 2011

- Hermès, entreprise avec laquelle la ville a signé une convention de partenariat, verra sa surface de production doublée dans le cadre du projet ZAC Centre ville et est le mécène actif de la Maison Revel

On peut se demander si Valérie Pécresse a toutes les compétences pour être à la tête de la plus grande Région de France ?

Les communes d'Ile-de-France soutenues par Jean Paul Huchon et le conseil régional ne l'ont pas attendue pour porter des projets ambitieux.

BK
Par Bertrand Kern - Publié dans : Carnets de campagne
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 12:05

Les régionales approchent et voilà que s'ouvre le temps des bilans et des promesses. Dans le cas de l'UMP, je comprends bien qu'il est difficile de défendre des bilans, lorsqu'elle est dans l'opposition dans 20 régions sur 22. D'où une stratégie homogène, structurée autour de la critique des sortants et de la formulation d'engagements électoraux.


Xavier Bertrand aime ainsi à fustiger les hausses d'impôt locaux que la gauche généralise selon lui de manière irresponsable et injustifiée. Pour enfoncer le clou et marquer clairement sa différence avec cette « folie fiscale », il embraye alors aussitôt sur un engagement, promettant que pendant les six ans à venir, les régions que parviendra à remporter l'UMP ne voteront aucune hausse d'impôt.


Voilà un raisonnement qui a peut-être de quoi séduire mais qui est pourtant profondément fallacieux. Quelques remarques, donc, pour recadrer les choses.


Je tiens en premier lieu à rappeler que depuis 2002, les hausses d'impôt décidées par les collectivités locales, qu'elles soient d'ailleurs de droite ou de gauche, sont des décisions bien plus subies que choisies. Loin de témoigner d'une mauvaise gestion, elles sont la conséquence aussi injuste qu'inéluctable du désengagement progressif de l'Etat face à ses missions de service public.

Je pense à ces transferts de compétence mal compensés financièrement dès l'origine et qui se muent en gouffres financiers avec le temps. Je pense aussi à ces missions que l'Etat n'assure plus, ou mal, sur l'ensemble du territoire, faute de moyens affectés, et que les collectivités doivent compenser autant que faire se peut, pour créer du lien social, de la sécurité, de la sérénité.

Voilà donc une droite qui étouffe financièrement les collectivités locales puis a beau jeu de leur reprocher de chercher de l'air, pour remplir des missions indispensables au quotidien. Que d'habileté ! Mais que d'hypocrisie !


Or cette hypocrisie s'étend dans une large mesure à la promesse d'impôts locaux maintenus constants dans l'avenir par les régions UMP.

Pourquoi ? Parce qu'aucune région n'augmentera plus ses prélèvements sur les ménages dans l'avenir ... dès lors qu'elle ne dispose plus des leviers nécessaires pour le faire, par décision du gouvernement. Les régions, qui ne perçoivent plus depuis 2001 la taxe d'habitation, perdront en effet en 2010 le contrôle sur la taxe professionnelle, supprimée. Et en 2011, elles ne toucheront plus la taxe foncière, leur part revenant alors au département.


«A partir de 2011, la région n’aura plus aucune prérogative en matière de fiscalité directe. Son seul levier fiscal portera sur les cartes grises et éventuellement la modulation régionale de la TIPP, très encadrée.»

Voilà une citation qui émane d'un communiqué publié par la région ... Alsace, la seule à être présidée par l'UMP ! Elle me semble démontrer et confirmer que Xavier Bertrand, malgré ses effets de manche, ne prend pas grand risque avec sa promesse retentissante d'une fiscalité bloquée, pure tentative de démagogie fiscale et électorale.


Mais pour conclure, interrogeons-nous sur l'avenir de cette TIPP, très encadrée mais néanmoins modulable selon le communiqué alsacien. La taxe intérieure sur les produits pétroliers est en principe plafonnée. Mais le gouvernement a ouvert la voie à une exception unique dans son projet de loi de finances 2010. Les régions pourront ainsi dépasser le plafond de la TIPP mais exclusivement en vue de financer une partie des grands travaux prévus par le Grenelle de l'Environnement, tels que des lignes de TGV, dont le financement relève en principe ... de l'Etat. Revoilà donc ce phénomène désormais familier de régions obligées d'augmenter leurs impôts locaux pour reverser l'argent des contribuables et des familles... à l'Etat.


Gageons que si l'UMP remporte des régions, Xavier Bertrand dissuadera ses amis présidents de région de venir à la rescousse de l'Etat pour mener à bien le Grenelle ...Ce serait là en effet une folie fiscale !


BK


 

Par Bertrand Kern - Publié dans : Nouvelles de la Sarkozie
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 14:20
Une nouvelle fois, Georges Frêche a dépassé les bornes par les propos qu'il a tenu à l'égard de Laurent Fabius, repris mercredi dans les colonnes de l'Express. En déclarant que "Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème : il a une tronche pas catholique", il a commis le dérapage de trop. 

Dans la bouche d'un élu, les mots doivent avoir un sens et ceux du président sortant de la région Languedoc-Roussillon traînent dans leur sillage des relents antisémites aussi manifestes qu'inacceptables.

Je suis aujourd'hui convaincu que le maire-bâtisseur qui a remarquablement transformé Montpellier a désormais cédé la place à un vieux monsieur aigri et colérique, ne maîtrisant plus ses propos et ne s'inscrivant plus dans le débat public que sur le mode du scandale et de l'insulte.

Par ses déclarations fracassantes et nauséabondes, il piétine des valeurs essentielles pour le Parti socialiste, celles de la tolérance, de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. C'est pourquoi je soutiens pleinement la volonté sans équivoque de Martine Aubry de retirer le soutien du PS à la liste dont Georges Frêche a pris la tête en vue des élections régionales.

Comme elle, je suis convaincu que la région Languedoc-Roussillon mérite mieux que cet individu au crépuscule de sa carrière politique, qui refuse obstinément, contre tout bon sens, de prendre du recul.

Je pense qu'Hélène Mandroux, la maire de Montpellier, peut incarner ce renouveau et j'encourage tous les socialistes languedociens à se ranger à ses côtés sur une liste autonome en vue des régionales, avec ou sans accord avec les autres formations de gauche.

Peut-être un tel choix coûtera-t-il la région à notre parti ... Mais cette défaite potentielle n'est pour l'heure qu'une possibilité, pas une certitude. Elle représente à mon sens un risque qui mérite d'être pris pour défendre nos valeurs, par delà tous les enjeux électoraux.

Parfois, le courage politique consiste à accepter la possibilité du sacrifice pour se donner les moyens de changer les choses. J'appelle tous les socialistes à un tel courage pour parvenir dans les prochaines semaines à tourner la page Georges Frêche en Languedoc-Roussillon.

BK
Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 14:55

Je suis très préoccupé par le malaise profond que je ressens parmi les locataires d'une résidence de Pantin Habitat, située au 50 avenue Edouard Vaillant. Ces Pantinois subissent depuis de longs mois les désagréments occasionnés par une famille en souffrance, dont l'un des fils est malheureusement devenu au fil des années un mineur délinquant multi-récidiviste.

Malgré les efforts de la police et de la justice, malgré les médiations de Pantin Habitat, un sentiment d'insécurité profond s'est installé dans la résidence à la suite d'incivilités ( insultes, dégradations, pressions ) et de violences répétées.


Le 14 janvier dernier, j'ai donc tenu à jouer pleinement mon rôle de médiateur dans ce dossier, en organisant une réunion rassemblant les résidents et l'ensemble des acteurs de ce dossier complexe. 21 locataires ont ainsi pu exprimer leurs préoccupations et recevoir des réponses concrètes de ma part, mais aussi de la part du commissaire de Pantin, du substitut du procureur de la République et de responsables de Pantin Habitat.


Il s'agissait pour moi d'écouter les locataires et de les rassurer quant à l'avenir de leur résidence, en leur expliquant les mesures que j'ai prises pour remédier à une situation que je n'accepte pas. Il s'agissait aussi de leur permettre de mieux comprendre les actions considérables qui ont déjà été menées par la municipalité, par la Police Nationale et par la justice, dans le cadre des missions de chacune et de la loi.


La commissaire de police a ainsi expliqué que l'immeuble a fait l'objet en 2009 de 69 interventions et de 13 interpellations. Pantin Habitat a de son côté décrit ses tentatives de médiation auprès de la famille concernée mais aussi ses efforts de rénovation et de réparation, face aux dégâts qu'a pu subir la résidence, travaux dont le coût accumulé s'élève à plus de 26 000 euros.

Enfin, le substitut de procureur et moi-même avons rappelé le cadre légal spécifique de la justice des mineurs, dont les réponses sont éducatives et non répressives, ce qui empêche l'incarcération d'un mineur qui a pourtant été jugé maintes et maintes fois pour les délits qu'il a commis.

Certes, nous avons ici affaire à un jeune qui semble par son comportement mettre le système en échec. Mais il demeure que nous vivons en République et non en dictature et que le droit à l'éducation et à une seconde chance pour les jeunes en souffrance que sont les mineurs délinquants est un des principes de notre justice. Je demeure en outre pour ma part convaincu que des solutions répressives prématurées ne résoudront pas mais aggraveront au contraire les problèmes de jeunes en manque total de repères.


Au terme de ce dialogue qui me semblait indispensable, j'ai eu le sentiment que les locataires étaient en mesure de mieux appréhender les missions, les compétences et le cadre de l'action des uns des autres. Mais l'objet de cette réunion était bien sûr aussi et avant tout de leur proposer des solutions aptes à les rassurer quant à leur avenir immédiat et à la possibilité prochaine de retrouver sur leur lieu de vie la tranquillité qu'ils sont en droit d'espérer.


Je crois y être parvenu en expliquant que la famille du jeune qui se trouve au coeur des problèmes de l'immeuble a fait l'objet d'une décision de justice prévoyant son expulsion de l'appartement de Pantin Habitat qu'elle occupe actuellement, suite à son comportement au cours des dernières années. Cette expulsion est désormais prioritaire et sera mise en oeuvre après la fin de la trêve hivernale. Malheureusement, nous avons épuisé toutes les possibilités de faire comprendre à cette famille que les troubles et les aggravations devaient cesser. Cette expulsion est désormais la seule possibilité de ramener le calme.


Par ailleurs, et pour aller au delà de ce cas particulier particulièrement difficile, j'ai proposé aux résidents du 50 avenue Edouard Vaillant d'expérimenter dans leur immeuble un dispositif de vidéo-protection, gratuit pour tous les locataires. Sa mise en oeuvre, si elle est confirmée après consultation officielle dans la résidence, permettra d'évaluer les qualités et les défauts d'un tel outil.


Au terme de cette réunion, j'ai eu le sentiment qu'une partie au moins de la crispation et du malaise légitimes des locataires s'était dissipé, dans l'attente d'un retour à la normale sur lequel ils peuvent compter dans les prochains mois.


Mais cette réunion, si utile soit-elle, n'était bien sûr qu'une étape et je suivrai ce dossier de très près dans les prochaines semaines, afin de m'assurer du retour de la résidence à une vie normale et pacifiée.


BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : A Pantin et en Seine-Saint-Denis
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 09:00

J'ai été très choqué, mardi dernier, lorsque le gouvernement a annoncé, contre toute attente, qu'Henri Proglio, le nouveau patron d'EDF, inaugurerait un cas de figure inédit et propice aux conflit d'intérêts : celui d'un patron de groupe public conservant à la fois des responsabilités et une rémunération auprès d'une entreprise privée cotée en bourse, en l'occurrence Véolia.


Cette double casquette et cette double rémunération, résultat d'un arbitrage de Nicolas Sarkozy, ont fait, à juste titre, scandale au cours d'une semaine politique improbable.

Voilà Christine Lagarde qui se trouvait soudain dans l'obligation de renier les engagements qu'elle avait pris en novembre dernier devant les sénateurs, lorsqu'elle promettait une rémunération unique pour Henri Proglio.

Voilà ensuite Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, qui s'empêtrait dans des explications confuses, accumulant les inexactitudes – pour ne pas dire les mensonges- quant aux salaires du prédécesseur d'Henri Proglio à EDF, quant au salaire d'Henri Proglio à Véolia et quant au classement du nouveau salaire du PDG d'EDF parmi les dirigeants du CAC 40 !


Saluons donc comme il se doit la volte-face de Nicolas Sarkozy et d'Henri Proglio face aux réactions et aux critiques qui s'accumulaient. La nouvelle est tombée : le nouveau patron d'EDF ne touchera finalement pas de rémunération en tant que président non exécutif de Véolia.


Pour autant, la reculade demeure incomplète car la double casquette subsiste, source de toutes les inquiétudes et de tous les soupçons. Ce cumul des fonctions, ce mélange des genres entre public et privé, contraire à tous les codes de bonne gouvernance, y compris ceux du Medef, a d'autant moins lieu d'être si Henri Proglio n'espère plus aucun salaire de Véolia. Il est donc plus que temps qu'il démissionne des responsabilités qu'il conserve auprès de cette entreprise cotée en bourse pour se concentrer pleinement sur sa nouvelle mission à la tête du groupe EDF.


La reculade sera alors complète et la dernière boulette en date d'un Nicolas Sarkozy décidément sans tabou appartiendra au passé. Tous les ministres pourront alors comme un seul homme saluer avec autant de sincérité que possible la clairvoyance et les bonne décisions d'Henri Proglio, à l'image de Christine Lagarde vendredi, décidément mise à rude épreuve cette semaine.


BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : Nouvelles de la Sarkozie
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 14:37
Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 18:39

Demain se tiendra à Romainville la séance d'installation du Conseil communautaire d'Est Ensemble. Pour les neuf villes qui se sont associées depuis le 1er janvier au sein de cette communauté d'agglomération, pour leurs élus et pour leur habitants, il s'agit là d'un moment solennel, important et, je crois, décisif.


Ce sera un moment solennel parce que les 91 élus communautaires, issus des conseils municipaux de nos neuf villes, se réuniront pour la première fois. Ils désigneront alors par leurs votes l'exécutif d'Est ensemble, en élisant le président et les 19 vice-présidents qui formeront ensemble le Bureau communautaire.


Cette séance représentera ainsi un moment décisif dans la jeune histoire d'Est ensemble. Une fois le Bureau communautaire désigné, notre communauté d'agglomération pourra véritablement se mettre au travail. Le Conseil communautaire de demain marquera donc le passage de notre aventure commune du statut de projet à celui de réalité et le temps de la construction cédera la place à celui de l'action.


J'ai vécu la construction d'Est ensemble comme une période passionnante, faite de négociations, d'échanges, de concertation entre maires, entres élus, entre services administratifs, entre habitants. Il s'agissait de définir un périmètre d'action, de poser les fondations d'un projet de territoire ou encore de choisir quelles compétences gagneraient à être mises en commun.


Désormais, ce travail préliminaire s'achève. En élaborant Est ensemble, Pantin, Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec et Romainville se sont donnés les moyens de préparer en commun l'avenir d'un territoire qui rassemble 400 000 habitants


Aux portes de Paris, la plus grande communauté d'agglomération d'Ile-de-France reçoit en héritage de ses villes constitutives une identité populaire forte et des traditions communes de solidarité que nous cultiverons. Elle hérite aussi d'une population jeune, dynamique, diverse et de beaucoup de potentialités économiques.


Il s'agit à partir de demain de valoriser ces potentialités humaines, économiques et territoriales, en profitant à plein de la visibilité accrue et des synergies nouvelles offertes par la communauté d'agglomération. Il s'agit de proposer ensemble une vision originale et ambitieuse de ce que peut être la métropole de demain, tout à la fois durable, solidaire et dynamique


Ce travail considérable s'annonce passionnant et ce sera un honneur pour moi d'y prendre toute ma part dans les mois et les années à venir, avec tous les élus du Conseil communautaire, au service des habitants de nos neuf villes.


BK



 

Par Bertrand Kern - Publié dans : A Pantin et en Seine-Saint-Denis
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 19:32
Je vous propose de prendre connaissance d'un extrait de l'émission "Service Public" diffusée sur France Inter mercredi 20 janvier 2010. Je m'y exprime sur la question des espaces verts et des jardins à Pantin, répondant aux questions d'Isabelle Giordano.

Bonne écoute,

BK

Par Bertrand Kern - Publié dans : A Pantin et en Seine-Saint-Denis
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 11:44
Dans une interview au journal Le Progrès, datée du 11 janvier, Fadela Amara a cru bon de ressusciter la métaphore du Kärcher, rendue célèbre par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, en juin 2005 à La Courneuve, pour exprimer sa volonté d'une féroce politique de sécurité dans les cités de banlieue.

Sur le fond, je suis pleinement en accord avec certains propos de Fadela Amara lorsqu'elle déclare que "le droit à la sécurité n'est pas réservé aux bourgeois" mais "existe d'abord pour les plus pauvres". Tout le problème, c'est qu'elle ne s'exprime pas actuellement en qualité de présidente d'association mais en tant que membre du gouvernement.
Comme Nicolas Sarkozy avant elle, la Secrétaire d'Etat à la Ville propose un discours de candidat en campagne, aussi volontariste qu'alarmiste, alors même qu'elle est depuis près de trois ans aux manettes du pouvoir. Il m'est difficile de ne pas être frappé par l'inadéquation de ces paroles avec l'action du gouvernement. Il m'est difficile de ne pas voir là une posture, une manière de substituer la violence des mots à l'absence des actes.

Fadela Amara nous engage explicitement dans Le Progrès à nous remémorer les propos de Nicolas Sarkozy, il y a quatre ans et demi, devant la cité des 4.000. Mais justement je m'en souviens et je constate aujourd'hui le piteux état de cette cité, livrée au squats et aux trafics en tous genres. Quatre ans après, le Kärcher, sous quelque forme que ce soit, juste ou critiquable, nos cités l'attendent encore ...

Au delà, c'est tout le bilan sécuritaire de Nicolas Sarkozy qui est en cause. Je le fais remonter à 2002 et je constate que la méthode n'a guère évolué : on procède à des coups d'éclat médiatiques et médiatisés mais on supprime les polices de proximité et rien ne s'élabore dans la durée. Au contraire, le gouvernement projette 8000 suppressions d'effectifs dans la police et la gendarmerie d'ici 2012 !
Il en va malheureusement de même du Plan Banlieues de Fadela Amara, qui devait être un « Plan Marshall » et qui est devenu il y a belle lurette un serpent de mer sur lequel plus personne n'ose compter.

Je crains que Fadela Amara ait employé ces mots maladroits parce qu'on ne parle plus d'elle et qu'elle souhaite attirer l'attention sur sa mission, désespérément mal dotée en moyens au sein du gouvernement. Je regrette que cette femme pour laquelle je conserve une grande estime, du fait de son action passée dans l'association « Ni putes ni soumises », soit amenée à adopter de telles postures. A mon sens, elle gagnerait à tirer les conclusions qui s'imposent de sa situation actuelle et à quitter le gouvernement.

Un tel choix l'honorerait. Il aurait en outre le mérite de braquer justement et efficacement les projecteurs sur l'inaction persistante et les faux-semblants de la politique sarkozyste de sécurité, qui, malgré le volontarisme occasionnel des discours, abandonne de manière croissante certains des territoires de la République.

BK
Par Bertrand Kern - Publié dans : Actualités
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Dates importantes

JANVIER

12, 13, 14 janvier : Repas dansant de retraités

15 janvier : Présentation de candidature à la présidence d'Est ensemble - Section de Bondy avec Magid Tabouri, 20h30

18 janvier: Présentation de candidature à la présidence d'Est ensemble - Section des Lilas avec Patrick Carrouer et Section de Bobigny avec Michel Commusset - 20h30 et 21h30

20 janvier : Présentation de candidature à la présidence d'Est ensemble - Section du Pré-Saint-Gervais avec Mathias Ott - 20h30

21 janvier : Présentation de candidature à la présidence d'Est ensemble - Sections de Bagnolet avec Tony di Martino, de Romainville avec Philippe Guglielmi, de Montreuil avec Alexie Lorca, de Noisy-le-Sec avec Helmut Bonnet et de Pantin avec Grégory Darbadie

23 janvier : Installation du Conseil communautaire d'Est ensemble

FEVRIER

12 février
: Cérémonie des nouveaux Pantinois, Salon d'honneur de l'Hôtel de ville, 18h30

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