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La pré-rentrée 2010 est marquée par l'achévement du chantier de la toute nouvelle école pantinoise, une école zéro énergie (qui consiste à limiter au maximum les consommations énergétiques et à produire de l'énergie sur place).
Cette école fera, je n'en doute pas la joie des élèves qui y seront scolarisés, dans des conditions de confort maximales.
Hier, j'ai pu me rendre compte de l'avancée des travaux (qui prendront fin ce soir) : un chantier de 16 mois, un véritable tour de force lors des derniers jours, une belle mobilisation de toutes les entreprises présentes pour un formidable résultat dont tous les Pantinois peuvent être fiers. Je suis persuadé que cet "ouvrage" fera référence !
BK
Dépêche AFP - 1er septembre 2010
Panneaux photovoltaïques de la "Maison pour
Agir", le 1er avril 2010 près du musée du Louvre à Paris.
Un groupe scolaire autosuffisant en énergie situé dans la ville de Pantin, en Seine-Saint-Denis, accueillera jeudi ses 300 premiers élèves.
Sa conception architecturale et la présence de 1.168m³ de capteurs photovoltaïques sur les toitures vont permettre à l'école, qui compte 11 classes de maternelle et primaire, de limiter au maximum les consommations énergétiques et de produire de l'énergie sur place.
L'été, l'école, baptisée Saint-Exupéry, produira suffisamment d'énergie pour ses besoins et même pour en vendre à EDF.
Afin de limiter la consommation d'énergie, les bâtiments ont été fortement isolés, avec notamment du triple vitrage et un isolement par l'extérieur grâce à des murs épais. Avec ses grandes vitres et ses solar spots, la lumière naturelle est privilégiée.
L'hiver, le chauffage sera assuré par une pompe à chaleur eau, couplée à la mise en place d'une ventilation hivernale double flux avec récupération de chaleur. Aucun système de climatisation n'est prévu pour l'été.
"L'objectif est d'économiser l'énergie, mais aussi d'avoir du plaisir à vivre dans cette école", explique l'architecte, Emmanuelle Patte, se félicitant de l'acoustique, des espaces, de la lumière ainsi que des matériaux utilisés. La façade est faite de bois de pin maritime et les escaliers sont en chêne.
Le coût total s'élève à 14 millions d'euros, soit 20 à 25% plus cher qu'une école classique, selon le maire PS Bertrand Kern. Il estime que les gains d'énergie devraient permettre un retour à l'équilibre dans 30 ans.
"En attendant, on a la satisfaction d'avoir fait quelque chose pour l'environnement", dit-il.
Ce nouveau groupe scolaire, en bordure du canal de l'Ourcq, répond à une augmentation de la population dans cette zone, explique le maire de Pantin, ville limitrophe de Paris, qui compte près de 54.000 habitants.
La directrice, Caroline Debbah, se réjouit de sa nouvelle école. "Protéger l'environnement est fondamental. C'est l'avenir de nos élèves et ça fera partie des priorités dans l'enseignement", assure-t-elle.
Reportage sur l'école Saint-Exupéry diffusé dans le journal de 20h de France 2 le 20 août dernier.
Je vous annonce la mise en veille de mon blog au cours des prochaines semaines. Je me rends en effet dans le sud-ouest de la France pour profiter d'une vingtaine de jours de repos et me ressourcer en vue de l'année à venir.
Pendant cette période, le blog fera lui aussi le vide, bien que je n'exclus pas de reprendre la plume si la nécessité s'en fait sentir.
Je vous souhaite à toutes et à tous d'agréables vacances et surtout beaucoup de courage à ceux qui n'en prennent pas dans l'immédiat.
Rendez-vous à la fin du mois,
BK
Le climat, ces derniers jours en Ile-de-France, pourrait conduire à en douter mais nous sommes bien au cœur de l’été, saison qui rime pour moi chaque année avec les charmes du barbecue. C’est pourquoi, à quelques jours de la fermeture de ce blog, je vous propose une recette estivale que j’espère aussi simple que savoureuse : les crevettes à l’ail et au persil.
20 minutes de préparation, une dizaine de minutes de cuisson, aucune marinade à préparer longtemps à l’avance : ces crevettes ne se ratent tout simplement pas, dès lors que le grillardin ne se laisse pas distraire.
La seule difficulté de la recette tient sans doute dans le risque de voir les crevettes glisser du grill directement dans la braise. C’est pourquoi il est important de choisir de belles et grosses crevettes et de se munir d’un ustensile adéquat pour les retourner avec délicatesse.
Une fois décortiquées, en retirant la veine dorsale mais en laissant l’extrémité de la queue, il convient de placer les crevettes dans un grand plat creux avec de l’huile, de l’ail, du persil plat ciselé et de la fleur de sel, de bien mélanger les ingrédients puis de les laisser reposer le temps de faire chauffer le barbecue.
Une fois la grille bien chaude, il suffit de disposer les crevettes dessus, en les retournant régulièrement et en les badigeonnant de sauce.
Lorsqu’elles changent de couleur, le moment est venu de les servir aussitôt, accompagnées d’un riz, d’une salade verte et du reste de la sauce, pour ceux qui le souhaitent.
Bon appétit !
BK
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1kg de grosses crevettes crues
- 6 gousses d'ail pelées et pilées
- 2 piments rouges frais épépinés et hachés
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive vierge extra
- 2 cuillères à soupe de fleur de sel
- 1 cuillère à soupe de persil plat frais, haché
J’ai eu énormément de plaisir à suivre l’aventure de l’équipe de France d’athlétisme, ces derniers jours à Barcelone. Tout au long de ces championnats d’Europe, les athlètes français, dont certains m’étaient inconnus, d’autres plus familiers, ont multiplié les performances individuelles de manière formidable, les exploits des uns encourageant les autres à rêver, à se transcender jusqu’à susciter un climat d’euphorie collective.
Au final, l’athlé français s’est livré à une moisson de médailles inédite à ce niveau, source de promesses pour les Mondiaux de l’an prochain et les Jeux Olympiques, en 2012, à Londres. Mais pour l’heure, je retiendrai surtout la fraicheur d’une jeunesse dont le talent éclate au plus haut niveau, avec notamment les sprinteurs Christophe Lemaitre ou Myriam Soumaré, remportant 6 médailles à eux deux, dont quatre d’or. Je retiendrai la maîtrise des athlètes plus confirmés qui, comme Yohann Diniz, le marcheur, ou Renaud Lavillenie, le perchiste, ont connu à Barcelone la consécration. Je retiendrai l’esprit d’équipe remarquable qui a vu l’ensemble des athlètes français se réunir pour encourager Romain Barras, lors de la dernière épreuve du décathlon ou Mahiedine Mekhissi et Bob Tahri faire le course ensemble sur 3000 mètres steeple. Je retiendrai cette belle image d’un Renaud Lavillenie, encore en plein concours de la perche, dont la voix et l’émotion se mêlaient à la Marseillaise de Myriam Soumaré.
Cette équipe de France d’athlé aurait pu adopter le visage fragmenté d’une juxtaposition de talents et d’ambition individuels, prompts à entrer en concurrence. Elle a préféré la camaraderie, la solidarité et l’émulation. Elle nous a offert ainsi un grand bol d’air frais, qui contrastait de manière saisissante avec la triste Coupe du Monde des Bleus en Afrique du Sud. Elle nous a rappelé que la pression du haut niveau peut se vivre autrement que sur le mode de la tension. Elle nous a rappelé que l’on peut prétendre à l’excellence sans se prendre trop au sérieux, avec simplicité, en prenant du plaisir et en en donnant beaucoup.
Mais cette équipe de France nous a aussi apporté un bol d’air frais dans le contexte d’un été au climat politique de plus en plus pénible, pour ne pas dire nauséabond, depuis que Nicolas Sarkozy a choisi d’endosser son habit de candidat démagogue, prêt à tous les dérapages pour attirer à lui l’électorat du Front National. Le voilà mercredi dernier stigmatisant brutalement les gens du voyage, sans distinction et contre tout bon sens. Puis le voilà vendredi associant explicitement, à Grenoble, l’immigration et la délinquance, appelant de ses vœux l’application de sanctions différenciées selon les origines, mettant à l’index les Français naturalisés et leurs enfants. Tout le week-end, ses lieutenants, Brice Hortefeux et Eric Ciotti le rejoignaient dans la fange antirépublicaine, envoyant aux orties la Constitution et les principes du droit pour annoncer vouloir multiplier les cas potentiels de déchéances de nationalité, toujours selon les origines, ou souhaiter emprisonner les parents de mineurs délinquants.
Si le Président de la République et ses troupes souhaitent sauter à pied joint dans cette poubelle politique, dont le parfum évoque les pires heures des années 30, grand bien leur fasse. Je pense pour ma part que l’opposition de doit pas se laisser piéger par cette tentative de détournement de l’agenda politico-médiatique. Je me contenterai donc de citer l’article 1er de notre Constitution dont Nicolas Sarkozy est en principe le garant : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. »
Et je me tournerai à nouveau vers le souvenir de ces championnats d’Europe d’athlétisme, vers les sourires de Myriam Soumaré, auxiliaire puéricultrice à temps partiel à Sarcelles et médaille d’or du 200 m, vers les joies offertes par des sprinteurs, des perchistes, des sauteurs en longueur, des décathloniens, des athlètes que personne ne questionnera sur leur origines et que chacun fêtera comme des Français qui nous ont fait rêver, tout simplement.
BK
La relative absence médiatique de Benoist Apparu, le très discret Secrétaire d’Etat au Logement, pourrait certes laisser penser qu’aucune crise du logement ne sévit actuellement en France. Mais bien évidemment – et malheureusement - il en va tout autrement.
La crise dramatique et structurelle que dénonçait le rapport de la Fondation l’Abbé Pierre en début d’année est toujours aussi réelle, une offre de logements insuffisante et des coûts d’accès au logement trop élevés se conjuguant pour plonger une proportion importante de la population française dans un état de mal-logement variable mais extrêmement préjudiciable et pénible au quotidien. Non seulement, elle n’a pas disparu mais elle se voit exacerbée par le contexte actuel de crise économique et sociale.
C’est dans ce contexte que le gouvernement a fait connaître il y a peu son projet de diminution des aides à la pierre, qui contribuent pourtant à financer la construction et la réhabilitation du logement social en France. De 630 millions d’euros en 2010, elles passeront à 450 millions d’euros en 2011, à 360 millions en 2012 et à 280 millions en 2013. Or, non seulement cette décision illustre la tendance actuelle de l’Etat au désengagement, en pleine crise du logement, mais il est prévu que ces crédits soient compensés par une contribution de 340 millions prélevée sur le Mouvement Hlm !
Rappelons que les loyers sont les seules recettes des organismes Hlm. Compenser la diminution des aides à la pierre par une contribution des bailleurs sociaux revient donc à faire financer les aides au logement destinées aux ménages les plus modestes par … les ménages les plus modestes ! Pire, cette ponction annoncée, qui représente plus de 2 % des loyers collectés en 2010, aura pour effet de diminuer d’autant les moyens du logement social, compromettant potentiellement la volonté affichée par le mouvement Hlm de viser une forte modération de l’évolution des loyers en 2011.
Comme l’a souligné avec indignation Thierry Repentin, le président de l’Union sociale pour l’Habitat, qui représente plus de 800 organismes Hlm, il s’agit là d’ « un véritable hold-up ».
Je me joins donc à son appel au bon sens, lancé à destination du gouvernement et du Parlement pour leur demander solennellement de revenir au plus vite sur un projet aussi inéquitable que contre-productif. Ce n’est qu’ainsi que l’Etat pourra incarner à nouveau le rôle dont il n’aurait jamais du se départir, celui de garant de la solidarité nationale, acteur indispensable dans le domaine du logement, aux côtés du Mouvement Hlm et des collectivités locales.
BK
Au fil des campagnes électorales et de ses innombrables interventions médiatiques, notre président de la République a accumulé les promesses et les engagements. Avant de faire de la réforme des retraites la « mère de toutes les réformes » du gouvernement Fillon, il avait ainsi promis à plusieurs reprises de maintenir à 60 ans l’âge légal de départ à la retraite. Cet engagement est aujourd’hui renié, au nom d’une nécessaire adaptation aux réalités budgétaires du moment. Bien que je conteste cette impérieuse nécessité, convaincu qu’il existe d’autres leviers d’action pour solvabiliser notre système de retraites, j’admets volontiers l’obligation, pour un décideur public, de savoir prendre en compte les évolutions, conjoncturelles ou structurelles, qui ont lieu autour de lui et qu’il ne maîtrise pas.
En somme, non au diagnostic, pourquoi pas quant à la logique du raisonnement. Mais j’aimerais en revanche que cette logique s’étende à d’autres domaines et ne se limite pas au démantèlement des acquis sociaux. Je pense bien sûr au bouclier fiscal, préservé contre vents et marées, malgré la crise économique, les sacrifices requis du plus grand nombre et le déficit des comptes publics. Je pense aussi aux heures supplémentaires défiscalisées de la loi TEPA, qui constituent depuis la début de la crise économique une aubaine pour les entreprises mais un véritable frein à l’embauche, favorisant l’aggravation du chômage. Mais je pense aujourd’hui en particulier à la TVA réduite dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, abaissée en juillet 2009 de 19,6 % à 5,5 %. Un an après sa mise en œuvre, l’heure est clairement venue pour un bilan de ce dispositif.
La mesure devait permettre au secteur de créer de l'emploi, d'effectuer des investissements, mais surtout de faire baisser les prix de 3 % en moyenne. Or, en mars 2010, l'INSEE révélait que les tarifs avaient diminué de seulement 1,17 % en moyenne, l'UFC-Que choisir formulant le même constat. Sur les 1 544 restaurants visités par les associations locales, la moitié a maintenu ses tarifs inchangés entre juin 2009 et janvier 2010. Certains ont certes consenti des baisses symboliques mais un restaurateur sur dix a augmenté ses prix.
En conséquence, un certain nombre de voix, y compris au sein de l’UMP, s’élèvent aujourd’hui pour exiger qu’en l’absence des contreparties auxquelles le secteur de l’hôtellerie-restauration s’était engagé, il cesse de bénéficier d’un taux réduit de TVA. Ainsi, les rapporteurs UMP du budget, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, Gilles Carrez et Philippe Marini, de même que le président centriste de la commission des finances, Jean Arthuis, ont en commun d’avoir suggéré à plusieurs reprises une hausse du taux de TVA à un niveau intermédiaire, situé entre 8 et 10%.
Pourtant, aucune remise en question du cadeau fiscal accordé aux restaurateurs n’est à l’ordre du jour du gouvernement, le ministre du Budget, François Baroin, ayant renvoyé cette éventualité à 2012.
Dans le cas du bouclier fiscal, des heures supplémentaires ou du taux réduit de TVA dans la restauration, le président de la République fait le dos rond, refusant de renier ses promesses passées, contrairement au cas des retraites.
Pourquoi une telle différence d’approche alors même que les dispositifs préservés semblent bien plus iniques, bien plus incongrus et mal adaptés à la situation actuelle que le droit accordé à chacun de partir à la retraite à 60 ans au terme d’une vie de travail ?
Selon moi, les situations semblent malheureusement avant tout diverger en fonction des publics ciblés par ces dispositifs.
Dans le cas des retraites, il s’agit certes en principe de l’ensemble de la population active. Mais dans les faits, la réforme touchera avant tout les plus précaires, les salariés ayant entamé leur vie active à 18 ans et ceux qui ont exercé des métiers pénibles.
Dans les trois autres cas, il s’agit au contraire des entreprises, des contribuables les plus aisés et des lobbys de la restauration, soit trois publics cibles privilégiés de la droite française. Surgit alors le spectre, ou du moins le soupçon, d’arbitrages politiques clientélistes, s’inscrivant dans le cadre d’échanges de bons procédés, sans doute légaux mais éthiquement douteux, entre de puissants donateurs et ces micro-partis qui ont fait irruption dans l’actualité depuis peu, s’avérant omniprésents dans l’orbite de l’UMP.
Il ne s’agit bien sûr là que de soupçons, nés d’un climat de connivences et d’une absence de preuves poussant à penser le contraire. Mais ces soupçons laissent craindre que les intérêts particuliers prennent le pas sur l’intérêt général dans l’esprit de Nicolas Sarkozy et de certains dirigeants de la majorité.
BK
Empêtrés dans les remous de l’affaire Woerth-Bettencourt, voilà plusieurs semaines que le gouvernement et l’UMP se plaignent de voir éclipsé tout débat sur la réforme des retraites. L’argument n’a rien d’invalide, les épisodes successifs de cette affaire, sur laquelle je persiste à suspendre mon jugement, ayant de fait phagocyté l’espace médiatique et monopolisé les discussions.
Je suis en revanche bien plus dubitatif quant à la sincérité du gouvernement lorsqu’il prétend regretter le peu de débats qu’occasionne sa réforme. En témoigne, selon moi, la manière dont s’est déroulé la semaine dernière l’examen du projet de loi par la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale.
Mes expériences passées, en tant qu’assistant parlementaire et que député, m’ont convaincu de l’importance de cette étape de la procédure législative, qui offre l’opportunité de débats approfondis et sereins, en amont de la discussion d’un texte en séance publique. Or ce qui était vrai au tournant des années 2000 l’est d’autant plus depuis la réforme constitutionnelle de l’été 2008, qui dispose que les parlementaires examinent désormais en séance publique les projets de loi dans leur version amendée en commission.
Le passage de la réforme des retraites devant les députés de la commission des affaires sociales aurait donc pu et du donner lieu à un passionnant débat. Mais il n’en a rien été. Pourquoi ?
Parce que le gouvernement, soutenu par le président de la commission des affaires sociales Pierre Méhaignerie, avait obtenu des parlementaires de la majorité que les discussions et les amendements déposés ne portent ni sur les modalités de financement de la réforme, ni sur le volet pénibilité. Ces questions cruciales se sont donc vues repoussées au mois de septembre, le gouvernement prétextant du fait que le texte est encore en discussion avec les partenaires sociaux.
Cet argument me semble avant tout illustrer l’empressement du gouvernement à déposer son projet de loi sur le bureau de l’Assemblée Nationale, avant même d’avoir mené à son terme le processus de concertation mené avec les syndicats. Après cette marche forcée, dénoncée de longue date, qui peut croire que les réunions estivales dont argue le ministre du Travail vont modifier le texte en profondeur ? Et quand bien même ces discussions ne se limiteraient pas à un simulacre de dialogue social, je ne vois guère ce qui pourrait empêcher le gouvernement d’amender en septembre le texte de la commission des affaires sociales.
Au final, les trois jours d’examen du texte la semaine dernière n’ont donné lieu qu’à un débat tronqué, aménagé à la convenance du gouvernement pour lui permettre d’entériner sans remous ni accrocs le passage de 60 à 62 ans de l’âge de départ à la retraite. C’est chose faite.
La méthode Sarkozy n’est pas nouvelle, mêlant une atmosphère de perpétuelle urgence, un mépris systématique de l’opposition parlementaire et une approche purement formelle du dialogue social. Elle n’en est toujours pas pour autant acceptable.
C’est pourquoi j’en appelle une fois de plus à la mobilisation la plus large possible, en vue de la journée d’action qui réunira l’ensemble des syndicats de salariés le 7 septembre, soutenus par les partis politiques de gauche.
BK
Le maire d'Aubervilliers, Jacques Salvator, et moi-même restons mobilisés pour lutter contre les actes d'incivilité dans le quartier des 4 Chemins. A plusieurs reprises, nous nous sommes adressés aux différents Ministres de l'Intérieur afin d'obtenir l'implantation d'une UTeQ - Unité Territoriale de Quartier - dans nos villes, sans aucun résultat probant.
Le maintien de l'ordre reste et doit rester pour nous une prérogative de l'Etat. Sans moyens policiers supplémentaires, nous ne pouvons, à notre échelle et à nous seuls, combattre contre l'augmentation des faits de délinquance - même si par exemple à Pantin, j'ai choisi de mettre l'accent sur la prévention et le dialogue en créant une équipe de correspondants de nuits qui se rendra notamment dans le quartier des Quatre-Chemins. Une seule voiture pour le commissariat de Pantin le week-end, ce n'est pas sérieux. J'espère qu'avec le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, notre message sera soutenu puis entendu. A suivre...
BK
Le Parisien, 23 juillet 2010
Le préfet Christian Lambert en a fait la promesse lors de sa visite dans le quartier Villette-Quatre-Chemins, à Aubervilliers, le 1er juillet : « Vous allez voir plus de policiers. A pied, à moto, à vélo, ils iront chercher les voyous là où ils sont. Il n’y aura pas de zone de non-droit. » Les maires (PS) d’Aubervilliers et Pantin, Jacques Salvator et Bertrand Kern, l’ont pris au mot. Dans un courrier adressé ces jours-ci à la préfecture, ils réclament la mise en place d’une unité de police de quartier (Uteq) sur ce quartier commun à leurs deux villes. « Vos propos le 1er juillet à Aubervilliers montrent que vous souhaitez une réponse forte aux difficultés que rencontrent les habitants de Villette-Quatre-Chemins. Nous partageons cette conviction », écrivent les deux élus. « Nous regrettons tous deux la suppression de la police de proximité décidée par Nicolas Sarkozy il y a huit ans, précise Bertrand Kern, le maire PS de Pantin. La présence quotidienne de ces policiers avait permis d’apaiser le climat sur ce secteur. Nous appelons donc de nos vœux cette Uteq. »
Contactée, la préfecture ne souhaite pas s’exprimer pour l’heure. Le trafic de drogue mine le quartier Villette-Quatre-Chemins Il y a un an déjà, en avril 2009, les maires d’Aubervilliers et Pantin avaient fait une demande identique à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur. « Elle nous avait répondu que notre demande était légitime mais qu’il y avait d’autres villes prioritaires, rappelle Jacques Salvator. Le 24 juin, lors de sa visite à Bobigny, M. Hortefeux a annoncé qu’il entendait doubler le nombre des Uteq en France. Nous espérons donc cette fois être prioritaires. » A en croire les élus et les habitants, il y a urgence. « Ce quartier est incontestablement le plus difficile de nos deux villes », confirme Bertrand Kern. Vols avec violence, dégradations, cambriolages, trafics de drogue... La vie des habitants de Villette-Quatre-Chemins est rythmée par les incivismes et les actes de délinquance. La mise en place, il y a un an et demi, d’un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) sous l’égide du parquet de Bobigny a permis une légère baisse (- 3%). Néanmoins, la délinquance reste à un taux élevé : la police a répertorié pas moins de 979 faits constatés sur le premier semestre 2010, soit en moyenne 163 faits par mois! Enfin et surtout, les trafics de cocaïne et de crack ont explosé avec 110 faits constatés (consommation et trafic confondus) sur le seul premier semestre 2010. Et malgré plusieurs opérations policières d’envergure, les dealers — pour la plupart des jeunes du cru — tiennent toujours les halls et escaliers des immeubles tandis que les toxicomanes errent dans le quartier.
JUILLET
13 juillet : Bal des pompiers, 20h30, La caserne, 93 rue Cartier-Bresson
14 juillet : Fête nationale, feu d'artifice, pique-nique, bal avec orchestre, Stade Charles-Auray, 10 rue Candale.
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